A-Kristell en America del Sur

Voilà comme j'avais plus de place dans ma valise ce blog est mon carnet de voyage pour vous raconter mes aventures de césure...comme ça pendant que moi je visite un p'tit coin du globe vous pouvez le faire aussi en visitant mon blog !

13 décembre 2006

9&10 dec 2006 – Valle del Chota, San Gabriel, Ibarra, Cotacachi

Après 2 week-ends d’affilés, passés à Quito, le besoin d’aller voir du paysage se fait sentir.

On choisit une destination plutôt proche : l’Imbabura dont la capitale est Ibarra, la ville blanche. Samedi matin 8h, rdv avec Camille, pour chopper un bus qui va vers Ibarra. Trois heures plus tard nous y sommes et on opte pour le dépaysement du village El Chota conseillé par nos guides de voyages qui le décrivent comme « une parcelle de terre africaine au climat aride et aux habitants à la peau de couleur noire ». Effectivement le climat est aride, le paysage assez désertique et il y a des noirs…mais rien à faire, rien à voir ! Surprenant quand même car ici les femmes portent tout sur la tête et pas sur le dos comme le font les indigènes équatoriennes. Une autre caractéristique de ce village: c´est une réserve de joueurs de football professionnels équatoriens, ben oui les noirs sont indéniablement des athlètes, en tout cas pas de comparaison entre un indigène d’1m60 et un noir d’1m80 en matière de football…c’est pourquoi l’équipe nationale est composée de 90% de joueurs noirs (c’est plutott un bon pourcentage sachant que la communauté afro-équatorienne représente 5% de la population).

Après avoir fait un tour de ce petit village, on reprend un bus pour aller à La Paz (non pas celle de Bolivie!) qui est connue pour ses paysages somptueux et ses chouettes cascades. Mais prises d’un sommeil profond dans le bus, on rate la Paz et on se retrouve, dans la province du Carchi dans un village qui s’appelle San Gabriel à la frontière avec la Colombie. Le village est assez charmant, c’est le jour du marché et du bingo…donc pour nous c’est un spectacle assez sympa, surtout le bingo ! Les gens sont autour d’une tente, achètent une grille (faite à la main sur un bout de contre-plaqué) pour 0,25$, on leur donne des grains de mais séchés pour marquer les numéros tirés par des mains innocentes, si quelqu’un obtient grille pleine, il peut gagner des lots tels que des passoires ou seaux en plastique…c’était assez folklo !

Après avoir mangé un bout, bu une bière (en compagnie d’un campesino tout bourré à deux heures de l’aprèm parlant un espagnol plein de « -aps » à la fin des mots), et fait un petit tour du village, on se dirige vers le terminal pour prendre un bus vers Ibarra. Sur le chemin jusqu´au terminal on s’prend une bonne grosse pluie sur la gueule, c’est sympa! Mais une fois dans le bus ça va mieux. Enfin...je me retrouve entre 3 jeunes équatoriens entrain de se bourrer la gueule au Cristal (une sorte de gnole mais pas bonne du tout), ici ça à l’air assez courant de boire dans les bus !

Le soir, quand on arrive à Ibarra, on retrouve Oli et Pauline. On passe une nuit mouvementé, entre le mec bourré qui veut partir à 4h30 du mat sans payer sa chambre sous prétexte qu’il est fils de colonel, et la meuf qui se fait envoyer en l’air en couinant…autant dire que la nuit fut bruyante et peu agréable.

ibarra

Le dimanche matin, on prend un taxi jusqu’au Lac de Yaguarcocha ou Lac de sang en quichua où eu lieu une cruelle bataille entre les Incas et la tribu Caranquis (de cette région). Selon la légende les eaux du lac devinrent rouges pour le nombre de corps Caranquis qui y furent jetés.

Avec une telle histoire, ce lieu se doit d’être mythique…on est assez déçu quand on se retrouve autour de ce lac hyper touristique, où tout est « designer » pour le touriste (autant national qu’international) : location de jet-ski, de pédalos, etc…Par la suite on monte à un mirador d’où l’on peut voir le lac de plus haut et le volcan Imbabura, plutôt sympa la vue de là-haut. Puis on prend un bus, vers Cotacachi village charmant, célèbre pour l’artisanat du cuir.

Après avoir fait toutes les boutiques de cuir, on retourne à Quito.

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06 décembre 2006

2&3 dec 2006 – Quito Fest

Le week-end des 2 et 3, c’était le Quito fest, un festival de musique totalement gratuit à Quito, au parc Itchimbia qui se trouve à l’est de la ville en hauteur, vue plus que jolie de là haut. Le samedi, la programmation était un peu violente pour mes oreilles (beaucoup de métal et de hard-rock) mais le dimanche (jour où j’y étais) la musique était plus « funky » et variée. Entre autre un group de hip-hop français apparemment bien connu ici mais dont j’avais jamais entendu parler « la Caution »…c’est du hip-hop certes mais c’est pas trop mal. De 10h à 18h, des groupes de ska, reggea, hip-hop, électro occupent la scène d’abord sous un soleil de plomb puis pour finir sous une pluie torrentielle qui donnait l’impression d’être à une exposition de parapluie plutôt qu’à un concert. Ce qui était génial, c’était d’observer le public, tout plein de jeunes rebelles issus (j’imagine) de familles aisées de Quito… c’était trop drôle du jeune métaleux au vieux roots en passant par le skateur, toute les tendances de chez nous se trouvaient réunies ici à la différence que tous étaient équatoriens ! A la fin de la journée, on était assez humide du fait de la pluie, la meilleure parade à cette situation fut d’aller boire un canelazo en jouant aux cartes. Rien de tel pour se réchauffer !!

quito_fest

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03 décembre 2006

28 nov- 6 dic 2006 – Las fiestas de Quito

Chaque année depuis plus de 50 ans, Quito célèbre l’anniversaire de sa fondation à travers plus d’une semaine de festivité en tout genre : défilés, concours de danse, concerts, corridas, championnats de pelota et de quarenta (LE jeu de carte national)….

Cette année Quito fête les 472 ans de sa fondation !

Les fêtes de Quito commencent réellement après l’élection de la Reina de Quito ou Miss

Quito qui eu lieu le 23 novembre. La miss Quito je crois est élue sur des critères esthétiques (mais je suis pas sure) et s’engage pendant un an à s’investir dans une œuvre sociale (ce qui est sûrement plus utile que de faire semblant d’aimer le foot en commentant des matchs comme le font certaines en France !). La Reina s’appelle Maria Valentina Mera et s’est engagée à aider les enfants et plus particulièrement ce de la rue.

Bon bref, pour moi les fêtes de Quito ont commencé le mercredi 29 novembre au Coliseo Ruminahui (la salle de concert de Quito en forme d’arène) avec une invitation au nom de la FAO pour le festival « de musica y comparsa de los Mercados Metropolitanos ». Oli et moi devons nous y rendre, l’évènement commence à 14h heure approximative où l’on arrive au fameux Coliseo. Notre invitation nous donnait accès à la partie supérieure de l’arène, délimitée de la partie inférieure par un petit muret surmonté d’un grillage et immédiatement suivi d’une petite fosse d’environ 40 cm de profondeur qui dans l’obscurité du lieu se laissait facilement prendre pour l’ombre du muret. Je fais donc une entrée grandiose dans le Coliseo en me vautrant dans la petite fosse… au plus grand bonheur de l’ami Oli qui était mort de rire.

Et puis on s’installe sur les gradins, à un endroit ma foi on ne pouvait plus stratégique. Effectivement, pendant 2 heures on a assisté à des chutes en tout genre dans cette petite fosse un peu traître. Un vidéo gag grandeur nature qui nous a fait mourir de rire (et sans scrupule aucun)! Des chutes de petits, d’autres de moins petits et de plus vieux, des chutes par paires, des chutes qui font rire, d’autres qui font mal, des jolis plongeons…enfin, un spectacle à ne pas rater si vous passez par Quito. L’évènement en lui-même ressemblait à une sorte d’Interville, où les concourants étaient les gens des différents marchés de la ville, qui agitaient des ballons à l’appel de leur nom, et, la vachette [était] l’espèce de bonne femme, pseudo chauffeuse de salle qui nous a cassé les oreilles pendant 2 heures avant que commence le concours de danse. Eh oui c’est ça la ponctualité équatorienne ! Et face à cette attente tout de même longue (malgré les fous rires répétitifs) nous n’avons vu qu’une seule danse.

festival_mercados

La semaine qui suivit, fut remarquable pour le nombre de gens qui fréquentait les rues, et le nombre de Chiva traversant la ville. Les Chivas sont les bus typiques de la Costa à 2 étages, qui lors des fêtes de Quito deviennent un véritable mythe. Un orchestre joue l’hymne quiténien (plutôt entraînant d’ailleurs) à l’étage supérieur, et le reste de la chiva est « full » de gens buvant du canelazo et dansant pour célébrer les fêtes de Quito, c’est vraiment marrant de voir comme les chivas sont institutions à cette période.

chiva

Une autre activité très prisée pendant cette période est la corrida. Les Equatoriens en sont fans (on dit merci les Espagnols, n’est-ce pas !)! Je ne me suis pas adonnée à ce genre de spectacle un peu trop cruel à mon goût, mais c’est avec fierté que j’écoutais les chauffeurs de taxi et autres équatoriens me dire leur admiration pour le jeune torero français Sébastien Castella qui apparemment triompha lors de ces corridas Quiténienne ! Bravo, bravo !!

Un autre évènement populaire majeur de ces fêtes c’est le concours de quarenta. Il s’agit d’un jeu de carte typiquement équatorien qui ressemble de plus ou moins loin à notre contrée ou coinche, sans les atouts et sans les annonces, avec un comptage de point beaucoup simple (en 40 points, chaque carte vaut 1 pt) …hmm bon on oublie la comparaison ça ressemble pas du tout à la contrée mais c’est aussi prenant !

Et la veille du feriado du 6 décembre (c’est-à-dire le 5 : jour travaillé), tout le monde joue au 40, chaque organisations, ONG, entreprises… organise son concours interne de 40. A la FAO, après avoir tiré au sort les équipes (de 2), on se met autour des tables et on commence à jouer, accompagnés de vin et de petits amuse-gueules…le tout dans une ambiance décontractée et bon enfant. Après le vin, arrive le whisky (ici ils le coupent à l’eau, ça donne un truc assez dégueux !) et évidemment l’humour gras des « chefs FAO » (un peu hallucinant, mais marrant !). Quant aux résultats, si la paire Oli-Fernando ne s’était pas autoproclamée gagnante, on aurait été avec Ivan (des ressources (in)humaines) les grands gagnants du concours. Ne voulant pas faire de scandale, on accepte notre 2ème place, qui m’a valu un cadeau de fort bon goût pour décorer des toilettes, je vous laisse admirer la chose et attends vos idées sur le comment m’en débarrasser !

Kdo_40

Le 40 étant plus qu’une institution ici, on a organisé le concours des stagiaires non rémunérés et non équatoriens. Oli et moi représentons la FAO, Pauline et Nadège le CNNA, et Camille et Tiphaine font la paire désappareillée. Après un début serré, un point partout, on triomphe avec Oli…tout ceux qui nous ont vu jouer, ont vu en nous la victoire et ont été impressionnés par la tactique et l’intelligence de jeu dont j’ai fait preuve ;-)) !

Les fêtes de Quito, c’est aussi plein de gens dans les rues « chumados »(=bourrés) ou pas, des vendeurs de canalezo ambulants, des défilés, des danses traditionnelles, des concours de tout et n’importe quoi au rythme de l’hymne de Quito qui raisonne dans toute la ville. Mais à l’image des fêtes de Cuenca, soit je n’ai pas été aux bons endroits aux bons moments pour voir les fêtes comme on me les avait peinte, soit on n’a pas la même conception de la fête. Je m’attendais à beaucoup plus de monde dans la rue, mais en dehors de cela c’est une période vraiment chouette.

Posté par AKristell à 01:11 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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