29 novembre 2006
26 novembre 2006 – Si se pudo…la grande vicotire d’un petit pays
Dimanche 26 novembre, tout l’Equateur se dirigeait vers les urnes pour choisir son président. Difficile de savoir qui de Noboa ou de Correa serait élu sachant que Noboa n’a aucun scrupule et suffisamment d’argent pour jouer de la corruption…Aux alentours de 17h tombent les premières estimations issues du comptage rapide et des sondages à la sortie des urnes et incroyable Correa est en tête avec 58%...mais rien n’est fait ce ne sont que des estimations sur un petit % de vote.
Logiquement, on se dirige sans tarder sur l’avenue Shyrris là ou est le siège d’Alianza Pais (Parti de Correa) après avoir emprunter (de manière on ne peut plus courtoise ou incourtoise) una bandeja del Correa qui se trouvait pendue à la porte du cabinet médical du proprio. Sur la Shyrris c’est un grand rassemblement de militants, de sympathisants et d’étrangers venus célébrer ce qui s’apparentait déjà à une victoire historique. Effectivement, au fil des heures, à travers les écrans géants, qui nous tenaient au courant de l’évolution des scores, cette victoire devenait de plus en plus réelle. Et on annonçait la venue de Correa en personne pour célébrer ce triomphe qui était celui du peuple équatorien (selon ses propres mots). Tous les gens ici présent agitaient leur banderolle de Correa, scandaient les chansons de la campagne de Correa, et dans tout Quito raisonnaient des « el pueblo unido jamas sera vencido… », ou encore des « no queremos ser un pueblo de mendigo en una hacienda bananera… » …Le tout arrosé de vin et de canelazo alors que la fameuse loi « Seca » était toujours en vigueur. Solicitée par des équatoriens, heureux d’avoir désormais un président qui pourra apporter du changement, j’ai moi aussi du enfreindre la fameuse loi en buvant vin et canelazo ! Après quelques heures, à chanter, danser, trinquer, autrement dit à partager cette victoire avec tous ces équatoriens…le nouveau président arrive sous les ovations de tout ce monde criant « Correa Presidente ». Celui-ci, après avoir précisé que cette victoire n’était pas la sienne mais celle du peuple équatorien, fit un discours plutôt remarquable et espérons-le sincère, suite auquel il se mit à chanter et danser pour célébrer la victoire comme il se devait. C’était d’une seule voix que le peuple équatorien et son nouveau président entonnèrent les hymnes de l’Equateur, de Quito, et de Guayaquil, repassèrent une nouvelle fois en revue les chansons de la campagne et rendirent hommage au Che en chantant « Hasta Siempre ».
Ce fut une soirée exceptionnelle ! Incroyable d’assister à un tel rassemblement populaire qu’on n’imagine plus arriver en France (ni où que ce soit en Europe), où tout le monde est uni et où l’espoir d’un demain meilleur renaît (après tant d’années pour les équatoriens de désillusion et de désespoir face à l’instabilité politique, à la corruption…). Woooooooooooa, et puis c’est un pays de plus dans le virage à gauche de l’amérique latine ! Re-woooooooooooooooooooaaaaaaaa !!!!
Les résultats officiels ont confirmé la victoire de Correa avec 56% contre 43% pour Noboa.
25 novembre 2006
Samedi 25 nov 2006 – Volcan Pululahua ou petit tour dans l’hémisphère nord
Vendredi soir…rendez-vous franco-belge dans le centro historico de Quito pour une caminata (balade) de nuit organisée par les Nations Unies pour promouvoir le volontariat. On y va (enfin moi en tout cas) surtout pour la caminata dans le centre car pour être en stage a la FAO, je doute un peu de l’efficacité et de l’utilité des volontaires sur le terrain (en revanche je ne doute pas qu’ils soient une source d’économie importante pour l’ONU, qui paie grassement ses représentants et exploite gentiment ses volontaires et stagiaires (surtout ces derniers !)) !
Bon bref, tout cela pour dire que la caminata n’a pas eu lieu à cause d’une terrible pluie qui s’est abattue sur la ville (une fois de plus !). Ben oui !, il pleut beaucoup, surtout tous les soirs à l’heure ou se termine le travail et ou t’as envie d’aller te balader (ou d’aller aux entraînements de foot) et quand par miracle il pleut pas l’aprèm, eh ben il pleut le soir quand tu prévois des choses comme cette caminata !! héhé, on m’a dit ici el clima es loco (« le temps est fou ! » fou fou fou voyez-vous !).
C’est pour cela même qu’on prend la décision de partir tôt le lendemain (samedi) à la mitad del mundo (la fameuse ligne équinoxiale qui sépare la Terre en 2 hémmisphères). La mitad del Mundo est située à environ 30 km au nord de Quito (soit 1h de bus) et est matérialisée par un grand monolithe commémorant le travail de la mission géodésique française qui, au 18ème siècle, sous la direction de l’ami Charlie (pour les intimes !, pour les autres Charles Marie de la Condamine), détermina la ligne de latitude 0° …bon ils se sont quand même un peu trompé. La vraie latitude 0° est quelques km plus haut, et à cet endroit se trouve (paraît-il) des ruines de plus de 3000 ans ! En dehors de la ligne, ce site hyper touristique compte un musée ethnologique et des pavillons de l'Equateur, de l'Espagne et de la France (je sais pas vraiment ce qu'il y a dedans!,mais j'ai ouie dire que c'etait pas l'extase).
Mais une fois arrivés là-bas, on préfère d’abord aller voir le volcan Tululahua à qq km au nord (dans l’hémisphère Nord !!), le cratère est devenu une vaste plaine fertile, et c’est le seul au monde à être peuplé !! …héhé y a rien là ?!
On se fait monter au mirador par une camionnette et puis on entreprend une ballade dans ce petit paradis. La descente dans le cratère est assez abrupte, en chemin on rencontre les habitants de la plaine entrain d’arranger le chemin dévasté par les pluies (un travail de ouf !).
Une fois dans le cratère, on est entouré d’une végétation bien luxuriante, les parcelles sont belles et planes…et le climat y est fort agréable (jusqu’en début d’aprèm ou les nuages envahissent les cratères se transformant en un vaste champ brumeux). On fait donc le tour du cratère et on trouve la casa antigua (j’imagine la 1ère édifiée dans ce cratère) ancienne hacienda en vente (on a failli l’acheter !), les gens se baladent à dos d’âne et labourent leurs champs à l’araire…un mode de vie assez rustique.
Pour finir la ballade on va boire un bon petit jus de fruit dans une hostelleria (la seule ouverte en cette saison peu touristique), pendant ce temps les nuages commencent à envahir la plaine et le ciel se fait menaçant. On repart donc pour essayer de ne pas se prendre trop de pluie…finalement il n’a pas beaucoup plu, mais la remontée du cratère fut éprouvante et à l’arrivée tout le monde était humide de la sueur qu’a suscité cet effort !
En milieu d’aprèm on se retrouve sur le site de la Mitad del Mundo, qui ne nous inspire toujours pas (trop touristique surtout en revenant de ce cratère si calme et paisible et trop peu d'energie pour enjamber la ligne equinoxiale), on prend donc l’option d’aller de reprendre des forces autour d’une bière et d’un petit quelque chose à manger avant de repartir vers Quito.
23 novembre 2006
Clotura de la campagne de Correa -23 nov 2006
La segunda vuelta des élections arrive…et ce jeudi c’est la clôture de la campagne de Rafael Correa à son QG (Av. Shyrris) tout près de la maison. On va donc y faire un petit tour.
Militants et sympatisants agitent d’une main les drapeaux aux couleurs de Correa, chantent à l’unisson « Correa Presidente, Correa Presidente… » en buvant bières, vin et canelazo, sous une pluie battante !
Eh oui, dès le lendemain la « ley seca » entrera en vigueur : achat-vente et consommation d’alcool sont strictement interdits sous peine de prison, donc tout le monde en profite et on est là au beau milieu de gens bien alcoolisés.
On sent aussi avec tous ces petits vendeurs de canelazo (sorte de grog, qui réchauffe bien) que les fêtes de Quito s’approchent à grand pas (début décembre Quito célèbre son indépendance ! et c’est la fête pendant 2 semaines). Le canelazo est la boisson qui est consommée dans les rues pendant les fêtes (1$/litre !!), ça fait un peu fête des lumières a Lyon ou de partout dans la rue on te vend du vin chaud !
Dimanche, l’Equateur aura un président…Noboa est un chouilla en tête dans les sondages, dur de savoir qui sera le Président (entre les sondages peu fiables, la corruption de l’électorat et les fraudes potentielles…rien n’est sur !). Quoi qu’il en soit l’enthousiasme des équatoriens qui n’ont ni voté Correa ni Noboa au 1er tour pour donner leur voix à l’un des 2 candidats et la division entre les militants de Correa et ceux de Noboa n’aspire pas à une stabilité politique pour les 4 années à venir !
Ceci dit "DALE CORREA"
22 novembre 2006
Week-end a Tonsupa (Esmeralda) – 18/19 nov 2006
Tonsupa est un petit village situé dans la province d’Esmeralda entre la ville d’Esmeralda et celle d’Atacames (plage très populaire destination de nombreux quiteniens et touristes pour faire la fiesta de dia y de noche). Ici se trouve une très importante communauté afro-équatorienne, qui selon la légende, a atterri dans la région suite au naufrage d’un bateau négrier transportant des esclaves. Par conséquent la culture, ici, est bien différente, on danse le merengue au son de la marimba (sorte de xylophone sur pied)…
C’est la destination parfaite pour un week-end de fiesta à la plage !
Vendredi soir on quitte donc la grisaille et la pluie de Quito pour se rendre sous le soleil de la Costa. Ce sont 7h00 de trajet en bus dont la moitie sur une route pleine de trous…quand on est arrive sur ce tronçon critique j’ai bien cru qu’on ne verrai jamais Tonsupa…la conduite équatorienne ça secoue, ça secoue !
Finalement on arrive au petit matin à Tonsupa, ou on retrouve Agusto qui nous héberge pour le week-end dans la maison familiale à 2 pas de la plage ! Au programme petit-dej pour tous (soit 17 gens de toutes origines) à la casa après avoir acheté quelques fruits et fait un petit tour bien matinal sur la plage !
Et puis suite de la journée à la plage sous un soleil de plomb avec: baignade agrémentée (de putins) de méduses (qui te piquent sans même prévenir, ça surprend et surtout ça fait mal), foot sur la plage, volley sur le sable brûlant…le tout ponctué de cervezas « bien heladas » qu’un vendeur ambulant vient t’apporter sans même que tu bouges d’un millimètre (ça tombe bien le sable est brûlant… Euh, je veux dire ça fait un peu cliché club-med « je me fais servir », mais en vérité c’est plutôt « ouh mais que vois-je…des touristes ! vite, vite, vite je vais leur proposé des bières avant qu’ils les achètent au collègue » c’est le principe de la chasse aux touristes). Bref, c’est les vacances : la plage, le soleil, la chaleur, les bières qu’on partage entre français, équatoriens, colombiens, autrichiens, suisses et allemands dans une ambiance festive bien cheverre .
Après cette bonne journée de playa, et un joli couché de soleil,…
…on retourne à la casa ou pendant que se prépare le repas, certains jouent aux cartes et d’autres servent des bières à tout ce beau monde (c’était ma mission ;-) !). Ici le jeu de carte national s’appelent le quarenta (40) un peu compliqué à expliquer mais facile et marrant, c’est à ce jeu que tout le monde joue pendant les fêtes de Quito (qui ont lieu les début décembre c’est-à-dire bientôt !!!).
La suite de la soirée se déroulera autour d’un feu de bois sur la plage et de bouteilles de vodka ! Quand minuit arrive, avec Tiphaine on suggère un bain de minuit personne nous suit…les seules qui partagèrent cet instant magique (de se baigner la nuit dans une eau chaude sous un ciel presque étoilé) avec nous furent les méduses…aie aie et re-aie ! Au passage Camille s’est étonné qu’un autrichien ne connaisse pas la tradition du bain de minuit « ah bon ! vous allez pas vous baigner dans la mer à minuit vous en Autriche !!! »…grand moment de rire, merci Camille (j’espère qu’il est inutile de préciser qu’en Autriche eh ben y a pas la mer !).
Ensuite on a commence à chanter tout notre répertoire de chanson française avec Camille et Tiphaine, à quoi les autrichiens ont répondu en fredonnant leur hymne national et quelques airs bien typiques…Apres cela grosse motivation et tout le monde à l’eau…bonne petite soirée qui se termine par une douche froide (chez le voisin d’Agusto parce que dans la maison d’Agusto y avait pas d’eau !!).
Le programme du lendemain est d’aller à la playa « escondida » ou vit un français Didier bien cool…ceci suppose un levé bien matinal. On se lève donc à 8h30 (ce qui fait 3 petites heures de sommeil) mais il est déjà un peu tard pour y aller, car certains repartent sur Quito dans l’aprèm. Donc autre journée sur la playa, baignade dans une eau toujours aussi délicieuse, à nouveau cervezas bien heladas pour ce qui peuvent encore ingurgiter de l’alcool après une soirée chargée en vodka, et, batidos (sorte de milk-shake avec une boule de glace mais bien meilleur que ce que vous pouvez vous imaginer) et jugos de fruits frais pour les autres.
L’aprèm, petite escapade à Atacames pour raccompagner 3 companeros et trouver des billets de bus pour repartir sur Quito dans la nuit…Impossible de retirer des sous car il y a une coupure d’électricité, donc pas possible non plus d’acheter les billets, tanpis ! Tout n’est pas tout perdu, car Agusto me fait visiter la station hyper balnéaire qu’est Atacames : immense plage et ville bien animée mais selon ses dires c’est un lieu de dépravation : les jeunes du pays et les jeunes touristes viennent y chercher toutes sortes de drogues, les vieux européens y viennent pour soulager leurs pulsions sexuelles auprès de très jeunes demoiselles locales (et vive le tourisme sexuel !,...aahhhhh putinS d’enculéS !!!) et les jeunes du coin profite que tout se monde soit bourré ou défoncé pour leur voler tout ce qu’ils ont…Sympa, non ?!
Puis le week-end s’achève par un dernier repas à la casa de Agusto et on repart sur Atacames pour y prendre notre bus vers Quito, qui arrivera le lundi matin à 4h30 au lieu de 6h (c’est bof bof d’arriver si tôt dans le froid nocturne de la capitale !).
Inutile de vous dire que s’en suit un lundi difficile…j’ai pas eu le courage d’aller à 7h du mat à mon cours de portuguais, mais j’ai quand même était à la FAO (ou j’ai pas fait grand-chose mais au moins j’étais présente !).
19 novembre 2006
Salida al Campo…enfin!!
A peine remise du week-end a Baños, me voila repartie pour la Province du Cotopaxi pour le suivi du projet Quinua. On est loge dans un truc de bonnes soeurs a Rivotorto a qq minutes de Salcedo (ville connues pour ses glaces).
Mardi matin, je retrouve donc mes petits agriculteurs de Quinua qui vont assister au 2eme cours sur la planification de la production, la formation d’association et les marches.
C’est un plaisir de revoir tout ce petit monde et de se retrouver…”dans la nature, loin de la pollution”…de Quito, bien qu’il fasse quand meme plus froid ici.
Durant ces quelques jours, on a travaille sur la planification du prochain cycle de culture de la quinua, on est alle visiter l’association de productrices de legumes bio a Guamante (dans le Tungurahua, region qui souffre encore des degats causes par l’eruption du volcan du meme nom) dont fait partie Marina (une jeune agricultrice du projet)…
…c’etait bien chouette jusqu’a ce qu’on se rende compte que certains de nos producteurs de Quinua produisaient a perte !!!!!!!!!!!! Ah bravo la FAO, pour faire des projets sans diagnostique prealable, sans trop de suivi et pour se rendre compte au bout de 4 ans que le projet empire la situation de ces agriculteurs (des communautes pauvres de Cotopaxi et Bolivar)…Well-done!!
Hallucinant les amis!!
Point positif de ces 2 jours a Rivotorto: j’ai pu devoiler mes talents footballistique a l’Equateur…hehe, je suis pas tout a fait une star mais ca ne serait tarder ;-). Jeudi, en fin d’aprem, après un session internet (pas facile mais petit a petit nos agriculteurs sauront aussi bien envoyer des mails que cultiver de la quinua), on rentre sur Quito…sur le chemin du retour, on croise le Cotopaxi eclaire par une lumiere incroyable: joli spectacle.
Le soir meme, c’est la fete, direction Guapulo (le Montmartre de Quito) pour un petit concert. La biere et les canelazos coulent a flot, resultat: une petite soiree Franco-Belgo-Equatoriene vraiment sympa …Chévereeeeee!
Le lendemain c’est un peu moins drole, il faut que je me leve, Victor (l’ingenieur Quinua) passe me prendre assez tot et on repart vers le Cotopaxi pour assister a un evenement de promotion des “quinueros de Rio Bloanco Alto” appele “Casa Abierta” entre fete de village et petite foire!
Le leve est tres dur, j’ai pas encore fini de metaboliser l’alcool de la veille…mais quand il faut y aller, il faut y aller!
Arrives la-bas, on participe a la mise en place du stand de nos chers Quinteros qui ont prepare gateaux et boissons a base de Quinua (hmm que rico!)…Voila maintenant c’est un stand FAO y a pas de probleme: banderolles, depliants etc…quand ils veulent etre presents (la FAO) ils savent bien le faire!
Et puis rapidement, arrive l’heure de l’inauguration de l’evenement, quelque mots de l’organisateur, puis du Maire et hop un defile d’hotesse amenant des verres contenant un liquide rose et un cure-dent plante d’un grain de raisin, le tout accompagne d’humitas (specialite a base de mais). Hmm hmm, il est pas encore 10h00, “Patricio c’est quoi?”, il me repond “ben c’est du vin, no mas”…Ah “il a un aspect bizarre votre vin, dis-moi!”. Et effectivement, ce n’etait pas du vin mais un “trago” (de la knole, koi) …eh ben ca decape!
Me voila avec un sourire pendu aux levres pour un certain moment. On est invite plus tard a partager l’almuerzo avec nos Quinteros, au menú: riz, patate et lapin…du costaud accompagne d’un soda de couleur jaune fluo (deja que le Coca, c’est pas ma tasse de the alors ce truc la je vous raconte pas!) et sur ce retour sur Quito.
Et le soir meme, depart en bus pour la playa (week-end oblige!).
15 novembre 2006
Camping a Baños
Baños, petite ville balnéaire à 4 heures de bus de Quito, fut la destination de ce week-end court mais intense!
Considérée comme la porte d’entrée en Amazonie, et située au pied du Tungurahua (volcan ), cette petite ville offre de nombreux intérêts touristiques: sources thermales, une multitude de cascades, des activités d’aventure (rafting, canyoning, VTT…), point de départ de nombreuses excursions vers l’Amazonie …
C’est à cet endroit de rêve qu’avec Nadège, sa collègue de travail Margarita, son novio pompier Gabriel et un de leur copain militaire Samuel, on va passer le week-end. L’idée est d’arriver tôt le samedi matin pour profiter de la journée puis de trouver un “camping-site” pour passer la nuit.
Après avoir bu un coup le vendredi soir en compagnie de moult gens, il faut rentrer à la casa faire le sac et profiter des quelques heures de sommeil restantes, couchée 1h30, levée 4h00…dur dur ! Mais pour arriver à Baños à 8h30, il faut quitter la capitale assez tôt, un bus est censé partir à 4h30. On se retrouve a 4h20 au terminal terrestre à attendre ce fameux bus, au milieu de quelques personnes comatant sur des bancs pour avoir trop bu ou consomme d’autres drogues et d’enfants en t-shirt travaillant de nuit et dans le froid pour gagner quelques misérables $ …ambiance plutot glauque ! Ne voyant pas arriver le bus pour Baños et n’ayant autre moyen pour lutter contre le froid que de monter dans un bus, on se laisse embobiner par une autre compagnie qui va à Ambato, d’où il est ensuite facile de se rendre à Baños en bus. Evidemment au moment où on demarre, le bus direct pour Baños arrive…Et c’est dans ce même bus mais plein, qu’on montera 4h00 plus tard pour le trajet Ambato-Baños debout… quand on n’a pas beaucoup dormi c’est pas vraiment facile !
On arrive à Baños sous une pluie torrentielle…tous nos plans de camping sont entrain de tomber a l’eau (wooo le jeu de mot!) …En attendant que la pluie s’arrête (car il faut qu’elle s’arrête!) on va au zoologico de Baños, un zoo ou l’on peut découvrir de nombreuses espèces animales du pays y compris les tortues de terre des Galapagos (Oh scandale !!!! transfert d’espèces protégées endémiques…amis Equatoriens il faut arrêter ça!), et de nombreuses espèces d’oiseaux aux milles couleurs.
Une visite sympathique accompagnée de précieux commentaires sans lesquels un daltonien ou un aveugle ne se serait jamais rendu compte de la réalité qui l’entourait (“alors cet oiseaux s’appelle blablabla…. et il a des couleurs rouge, bleue et verte”…et ben voila je me sens rassurée j’ai pas de problèmes aux yeux…gracias). Lorsque la visite s’achève on va prendre un almuerzo et à peine finit-on de manger que la pluie s’arrête et fait place au soleil.
On prend donc un taxi pour aller visiter les cascades des alentours, une bien chouette ballade, des cascades impressionnantes, le tout sous un soleil de plomb… que du bonheur les enfants!!
Puis en fin d’aprèm, on se rend aux sources thermales municipales de Santa Ana ou l’on a obtenu l’autorisation de camper. On plante donc les tentes, puis on achète quelques vivres pour accompagner les truites que l’on s’est procuré entre 2 cascades dans l’aprèm. Après un petit bain a 38° C dans les piscines thermales qui sont non seulement gratuites mais en plus exclusivement pour nous 5 (en fin plus ou moins parce que les gamins des alentours connaissent le tuyau aussi, on partage donc les 3 piscines thermales avec une dizaine de petits équatoriens), on commence à cuisiner avec un kit-camping sur un camping-gaz. Ca va durer un petit moment mais on est accompagné d’un mélange vino blanco-puro (puro = alcool de canne a 90° ) parfait en attendant le bon repas qu’on est entrain de faire. Ici « cul-sec » se dit « hasta ver a dios » (= jusqu’à voir Dieu)…faite-le vous comprendrez (si vous voyez pas Dieu c’est qu’il faut recommencer ;-) !).
Apres avoir savouré nos truites fraîches, on passe quelques heures dans un bain naturel à 38° alors que la température extérieure devait être d’une dizaine de degré….génial. On baignait dans une atmosphère étrange : de la fumée que dégageait les thermes, et, des ombres de la nuit, naissaient des figures fantastiques (ou du moins l’alcool qu’on partageait nous aidait à voir toutes sortes de personnages surréels autour de nous).
Une soirée vraiment “super chévere” et à moindre frais !
Le lendemain matin, il faut qu’on parte avant que les thermes ré-ouvre au public…c’est-à-dire tôooot ! Une fois à Banos même, on se pose pour prendre un petit-déj, et là attention le p’tit-déj c’est du costaud…au menu non seulement le desayuno traditionnel avec son riz et son poulet mais en plus les restes de notre repas de la veille c’est-à-dire quelques truites, et des petites patates (vachement bonnes au passage). C’est tout simplement impressionnant de voir les quantités que peuvent ingérer nos amis équatoriens (nous on est restées sur un desayuno plus à l’européenne, mais on s’est quand même laissées tenter par un peu de truite et quelques patates). Et c’est la peau du ventre bien tendue, après avoir dit au revoir à Margarita et à Gabriel (qui retournaient à Quito plus tôt), qu’on part pour une balade digestive jusqu’à un mirador qui domine la ville et d’où par temps dégagé on peut voir le Tungurahua. Le temps ne nous a pas permis de voir ce spectacle mais la balade a aidé à la digestion. Le plus impressionnant hormis les paysages c’était de croiser des indigènes (des femmes surtout) charriant des bonbonnes de gaz (entre autres) sur leur dos qui empruntaient ce même chemin bien escarpé.
Après cette ballade, on s’arrête pour une « cervezita » bien méritée, avant de monter dans le bus pour Quito…ce n’est pas la chose la plus maligne à faire quand on a une petite vessie et 4 heures à passer dans un bus sans toilette qui ne s’arrête pas…ce fut dur…mais rien n’est insurmontable !
14 novembre 2006
A venir 11-12 nov 2006 - Camping a Baños, en attendant faite clic!!
Vous aurez bientot le droit a un petit resume de ce week end bien sympa...partant sur le terrain pour le reste de la semaine pas vraiment le temps de raconter tout ca tout desuite.
Mais en attendant venez voir mon blog et surtout dites a vos amis, connaissances... residant a l' etranger (ou que ce soit mais de preference dans des tout petits pays ou a peine quelques personnes ont internet) de visiter mon blog..euh si vous avez des amis informaticiens qui savent bidouiller les provenances des visites alors c'est encore mieux! La raison de cela est le concours blog-stat qui met un peu de piquant et de suspense dans nos journees (celle d'Oli et de moi) de stage a la FAO. Le principe du concours est simple celui de nous deux qui aura reçu des visites du plus grand nombre de pays a la fin 2006 est le gagnant, le perdant paiera un canelazo a l'heureux vainqueur ...le score a l'heure actuelle est de 27 pays pour OLi a 24 pour moi. Il est evident que les methodes qu'utilisent l'ami Oli sont loin d'etre aprouvees par le reglement, et, les avantages non negligeables (et, inutile de le preciser, contraires au fair-play : regle d'or de toute competition!) qu'il a de posseder internet a sa maison!! et d'avoir 2 semaines de plus de stats , ne me facilitent pas la tache...Mais le gout pour ce concours fort palpitant me pousse a continuer et malgre les fortes inegalites je pense que, grace a votre aide, a la conception on ne peut plus originale de mon blog et la popularite qui en decoule, pouvoir remporter ce concours ;-) !!
Pays de haut interet: tout le moyen orient, europe de l'est et pays nordiques, asie (hors chine et Inde), amerique centrale et afrique......
Muchas gracias, faite clic et incitez les gens a faire clic aussi
La victoire est en moi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
10 novembre 2006
2eme WE de 4 jours en moins de 10 jours ;-)
J’ai passé 2 jours et 1 nuit (halloween) à Quito et hop hop hop faut repartir…et oui le 2 novembre l’Equateur célèbre ses défunts, tout le monde se rend au cimetière boit de la Colada Mojada et mange des pains de guaguas. La Colada mojada est une sorte de vin chaud sans alcool (oui oui c’est étrange) ou plus exactement une compote de fruit rouge chauffée et épicée, un mélange assez lourd et indigeste ; quant aux «pan de guaguas » il s’agit d’une brioche en forme de guaguas (= enfants) fourrée de confiture de myrtille (parfois on peut en rencontrer fourrées à la mure, mais il s’agit là de contre-façons, cuidado !!!). Le 3 novembre, c’est la fête de l’indépendance de Cuenca (3ème ville du pays) et on la célèbre dans tout le pays. On bénéficie donc d’un jeudi et d’un vendredi en plus du traditionnel week-end, et ici on n’appelle pas ça un pont ni une succession de jours fériés mais des VACANCES oui oui. Et par conséquence tous les Equatoriens (ou la majorité d’entre eux) ont réservé leur hôtel, leur ticket de bus…pour se rendre dans un des x mille endroits dépaysants que compte ce petit pays.
Tiphaine (ma colloc) à déjà son ticket de bus pour Cuenca qui sera en fête ce week-end, elle y va avec Camille autre française en stage à Quito et Andrés un Equatorien. J’ai bien envie d’y aller aussi, cependant trouver un ticket de bus le mercredi pour le mercredi est un gros défi. Enfin, il faut même en trouver 2 car je partirai avec Nadège, une belge (pas de Bruxelles por favor) en stage ici aussi, qui après avoir lu mon blog ne pouvait pas envisager de ne pas me rencontrer ; -)).
Défi lancé, il est mercredi 17h00, je pars à la recherche d’un bus pour Cuenca, pour cela : direction le terminal de bus de Cumanda (à peu prés à 1heure de bus de la FAO), et là c’est la cohue, les gens font la queue pour leurs bus respectifs, et moi je pose inlassablement la même question à toutes les compagnies qui vont Cuenca, à ma question tous répondent « non on n’a plus de place depuis longtemps !! »…enfin presque tous car à la coopérative Santa on me répond « ben oui, of course », alors j’achète enfin je prépaye nos 2 tickets car il me manque quelques $. On partira donc à 22h le soir même, ce qui me laisse juste le temps de prévenir Nadège, de rentrer faire mon sac et de repartir au terminal de bus. Le timing est parfait, on arrive au terminal terrestre, on finit de payer nos billets et après avoir bu un petit coup, on grimpe dans le bus. Les 10 heures de trajet furent assez cocasses, tout d’abord un bonhomme sans siège antipathique nous fait profiter de la forte odeur nauséabonde qu’il dégage en stationnant plus de 4heures d’affilées entre nos 2 sièges ! On a tout essayé, la seule chose soulageante d’ouvrir la fenêtre malgré le froid. Au petit matin, un son plutôt répétitif et de ce fait désagréable (surtout quand ça vous réveille) résonne dans le bus comme si quelqu’un avait programmé son alarme «chant du coq » pour le réveil et ne voulait pas l’arrêter…il s’agissait en fait d’un coq, d’un vrai oui oui, donc pas facile à arrêter !
Et ça y est nous sommes à Cuenca !!
Le prochain défi largement à notre hauteur est de retrouver les autres, le suivant de trouver un endroit ou dormir (moins facile) ! On se retrouve, même plus besoin de chercher un hôtel ils ont déjà trouvé un endroit ou dormir…l’endroit s’appelle « la vieja posada » (littéralement « la vieille auberge » mais «la vieille possedee» convient mieux !). On y pose nos sacs pour aller se balader dans Cuenca, la belle ! On croise défilés de reines des "barrios" (entendre jeunes filles plus ou moins belles de dos ou sinon de tres tres loin), marchés artisanaux, festival de « comida », concours de danse indigènes, ….au cours d'une journée chaude et ensoleillée. Une première journée bien sympa malgré la fatigue des 10 heures de bus, du moins jusqu’à ce qu’on rentre à l’hôtel. Là, la vieille possédée nous annonce qu’on n’a pas de chambre mais qu’elle a 1 solution : elle a mis 4 lits dans le salon…on lui fait remarquer qu’on est 5 et que du coup il serait bien commerçant de réviser ses tarifs ! Non pas moyen elle en a rien à foutre (vieille mégère !!). Du coup on décide d’aller boire un coup et on s’retrouve on « Monday Blue » un bar plutôt pas mal.
Vendredi, après une légère confrontation avec la vieille mégère qui ne voulait toujours pas réviser ses prix pour la prochaine nuit alors qu’elle avait juré la veille qu’une chambre pour 5 se libérerai (« mentira »), on réserve une chambre au Cafecito (l’hôtel juste à cote) pour la nuit du samedi. C’est le jour même de l’indépendance de la ville, normalement jour de grosse fiesta dans toute la ville. On se rend d’abord au festival de comida. Il s’agit d’un grand marché riche en couleur ou l’on trouve des fruits, des animaux, des stands ou l’on peut manger et boire, et comme c’est un festival il y a même une grande scène ou se succèdent des groupes style boys band (attention le spectacle !).
Plus tard on visite le musée du sombrero. Cuenca est devenue la capitale du chapeau de Panama. L’appellation est trompeuse, ces chapeaux sont bel et bien originaire de l’Equateur, cependant lorsque les Américains creusèrent le canal de Panama en 1881, les services sanitaires du chantier obligèrent les ouvriers (originaires de divers pays) à porter des chapeaux pour se protéger du soleil…tous portèrent alors les chapeaux de paille équatoriens qui depuis portent le nom de « Panama hat ». Le musée retrace donc l’histoire du fameux chapeau et en expose des dizaines, une chouette visite.
A la suite de cela, c’est l’heure de l’happy hour au Cafecito, mojito et caipirinha à gogo, rencontres avec des français…et bonne petite soirée par la suite.
Le samedi, après s’être installées dans notre nouvel hôtel, on décide d’aller au Parc National de Cajas à ½ heure de la ville. On y passe seulement l’aprem car notre levé fut un peu tardif…L’entrée dans le parc coûtant 10$ pour les touristes c’est pas forcément un bon plan. Mais grâce à la petite carte de « ciudadana » équatorienne que Tiphaine et moi possédons désormais et à l’art de gruger bien français, les 4 que nous étions ont eu le droit d’entrer au tarif équatorien à savoir 1,50$. Trooop bien, j’adoooooooooooooooooore payer moins que les américains quand je fais la touriste !!!! Une petite marche autour d’une lagune nous occupe l’aprèm et nous en met une fois de plus plein les yeux.
La soirée sera franco-belge au Cafecito (notre nouvel hôtel vraiment sympa).
Le dimanche, on se réveille tôt apres une courte nuit pour aller visiter quelques villages aux alentours : Gualaceo, Chordeleg et Sigsig. Le premier est conseillé pour son marché animé du dimanche matin, et c’est vrai que le marché était animé et comme à l’habitude riche en couleur. La place centrale est assez jolie avec des maisons coloniales en bois, cependant c’est à cet endroit même que, « oh stupeur !», un stand aux couleurs de la banane avec le portrait du gros Noboa attire une foule de gens modestes à très pauvres qui viennent s’inscrire pour obtenir un logement dont ils seront (soit disant) les propriétaires… aie aie aie ce Noboa pue le fric, raconte que des conneries et arrive encore à embobiner les pauvres gens, pourvu qu’il devienne pas président !! Le 2ème village Chordeleg est réputé pour ses ateliers de joaillerie et d’orfèvrerie. Sur la place centrale une bijouterie succède à…une bijouterie. Il paraît que c’est vraiment bon marché… mais avant que je porte des boucles d’oreilles et chaîne en or (ou argent) qui brillent : il faudra qu’ils s’en passent des choses ! Là on mange un « chaulafan » sur la place du marché dans un « comedor » stand composé de qq tables, des grosses marmites d’où se dégagent de bonnes odeurs et de bassines dans lesquelles trempent la vaisselle dans laquelle on va bientôt manger. Le chaulafan c’est à l’origine un plat des chinois qui sont venus s’installer ici (je me renseignerai plus en détail sur leur venue) constitué à la base des restes de la semaine cela donne un plat fort semblable à la paella espagnole (riz, crevette, poulet, legumes) et fort bon aussi. Puis on reprend un bus jusqu’à SigSig, ou ma foi on devait être les premiers touristes qu’ils voyaient. A notre passage les gens soit nous regardaient fixement soit étaient morts de rire… on n’est pas passé inaperçu ! (Faut dire qu’en se baladant avec 3 blondes de taille anormalement grande pour le pays, c’est encore moins facile de passer inaperçue !). De là on retourne à Cuenca, ou l’on mange avant de repartir à Quito (re 10h de bus, youpi !).
03 novembre 2006
Halloween ou la rencontre avec des Japonais
Le soir d’Halloween fut assez mémorable. Premièrement, on se rend à l’adresse que nos récents potes américains nous ont donné et là surprise, il n’y a absolument pas l’ombre d’une soirée Halloween derrière la porte. En revanche on se retrouve tête à tête avec 5 étudiants dont 2 japonais qui en nous voyant explose de rire (faut dire qu’ils s’attendaient pas plus à notre visite qu’à voir le père-noel faire un cadeau à Oussama...). De notre côté on hallucine aussi…(hmm hmm sacrés américains !), on est quand même un peu gêné mais on s’installe.
Et la soirée part petit à petit, d’abord un des Japs nous munit de « ventilateurs manuels » (ça craint j’ai oublié le nom...ça s’comprend à peu près, non ?!), puis enlève son kimono et nous propose de le mettre (et Tiphaine : « Mais qu’est-ce qui veut avec son pyjama ? » !!). Le « welcoming » japonais n’est pas fini, on a le droit à un petit morceau de guitare (il a l’air d’en jouer aussi bien que moi !). On en vient donc à ouvrir les bières et faire des cocktails avec l’aguardiente. Ca y est nos 2 japs sont lancés ils nous font un show entre danse moderne et traditionnelle accompagné de guitare et de chants (car en fait l’ami savait jouer et chanter plutôt bien). Puis ils proposent que chacun après avoir bu un coup fasse part de ses résolutions pour la nouvelle année… On n’a pas tout compris non plus, mais en revanche on a bien ri.
Le déroulement de la soirée fut interrompu par un des collocs chinois qui faisait la sieste depuis le début, il est arrivé furtivement dans le salon et a arraché les baffles de l’ordi…oooops !
La soirée s’achève donc peu après et on repart avec un petit souvenir japonais :
ça veut dire « take it easy »!
[ki], [ka], [aie] = moustique, arbre, amour














































