31 octobre 2006
4 dias de Machala hasta Montañita con Chris
Il est temps de vous tenir au courant de mes aventures equatoriennes. Commençons donc par mon week-end de 4 jours a Machala ou je vais rejoindre mon pote Chris d’Angleterre, qui pendant son stage au fin fond du Perou, s’est pris des petites vacances d’un mois entre le Perou,l’Equateur et la Bolivie.
La première étape, pour pouvoir bénéficier d’un week-end de 4 jours c’est de négocier des jours de vacances...mon plan est de partir le jeudi soir et de revenir le lundi soir, il faut négocier un vendredi et un lundi...le tout ne fut qu’une simple formalité, Don Ivan étant relativement compréhensif en ce qui concerne le besoin des stagiaires d’assouvir leur épanouissement et besoin de culture a travers des voyages dans le pays.
Je monte donc dans le bus le jeudi soir, j’ai 2 sièges pour moi génial je vais pouvoir m’étaler et quisas bien dormir (hmm hmm, c’est ce qu’on crois pendant 5 minutes et demi ...!), la nuit n’est pas épouvantable mais pas top non plus: 10h a essaye de dormir assise avec un film de Jackie Chan qui envoyait un peu trop de décibel. Bref, peu m’en chaux (du verbe challoir), l’essentiel est d’arriver tôt le matin pour pouvoir profiter de ces 4 jours a fond!
Vendredi : Machala y la Isla de Jambelli
Je me réveille a l’aube, le bus roule toujours, et le paysage est une plate étendue de bananiers, c’est impressionnant!, de temps en temps quelques petites cabanes faite de bric et de brac...Machala, capitale de la province del Oro, est à la fois le plus gros port d’exportation de bananes et une ville bien pauvre aussi.
A 8h00, le vendredi matin, j’arrive a Machala, je vais jusqu’a l’hotel de Chris...trop cool de se revoir en vrai après environ 10 mois de conversation msn ou mails. On tente de trouver un endroit un peu sympatoche, pour prendre un “desayuno” mais pas evident de trouver. Il est encore un peu tot pour qu’une ville cotiere se reveille (signe qu’ici les gens font la fete toute la nuit, wooo woooooo), bon ceci dit moi j’ai vraiment besoin d’un cafe. On se pose donc dans le premier “comedor” (endroit pour manger) qui accepte de nous servir, nos cafes arrivent et nous voila partis dans le recit de chacun de nos 10 derniers mois. Trop cool les retrouvailles a l’autre bout du monde!!
Notre plan de voyage est flou, il y a apparemment une ile au large de Machala assez jolie, l’ile de Jambelli. On decide donc d’y passer la journee. On se rend a Puerto Bolivar d’ou part le bateau pour l’ile (10 minutes de bus, no mas) et la-bas on achete nos tickets de bateaux, il y en a 1 toutes les heures et on vient d’en voir partir sous notre nez…on a donc une heure devant nous, durant laquelle nous furent fidele au proverde franco-ecuatorien qui dit “si tu sais pas quoi faire pendant une heure, bois une pilsener…ou deux”. Arrive l’heure de la traversee en bateau, qui est plus ou moins une barque d’une capacite d’une vingtaine de personnes avec un moteur et une bache plastique tendue au-dessus pour proteger du soleil, la barque est quasi pleine quand on arrive avec nos 2 gros sacs mais on peux monter quand meme, pas de problemas! La traversée dure ½ heure dont 10 minutes où l’on est entouré de mangroves dans lesquelles on peut voir pas mal d’oiseaux marrant et des bonhommes pêcher des crabes! C’est bien chouette! On debarque sur l’ile de Jambelli, qui est une longue plage de sable blanc du cote Pacifique et une mangrove du cote continental, avec quelques cabañas/hotels et restaurants et des gens qui vous accostent a peine pose le pied sur l’ile pour vous proposer de garder vos sacs dans leurs hotels…
Ceci dit c’est quand meme bien plus pratique quand on a des gros sacs! On prend donc l’unique option proposée: louer une chambre d’hôtel pour 5$ la journée, avec douche et toilettes pour y poser nos sacs!! Et nous voila partis à la découverte de l’île pendant quelques heures, de retour vers les quelques cabañas et restaurant, on goûte aux saveurs de la mer après avoir dégusté une piña colada…et on passe le reste de la journée dans l’eau chaude de l’océan…les vacances!!
Puis il est temps d’aller se doucher et récupérer nos sacs avant que le dernier bateau reparte vers le continent.
On reprend le bateau, en essayant de trouver un endroit ou aller par la suite…autant profiter de la nuit pour voyager...on pense aller a Montañita, le spot de surf de l’Equateur, autour duquel s’est construit un village vivant du tourisme et de l’artisanat ou l’ambiance un peu européenne (gringa) est très décontractée et, dit-on, agréable.
De retour sur le continent, on se dirige en bus vers Machala afin de prendre un bus jusqu’a Guayaquil. Mais a ce moment précis, Chris me regarde d’un air désespère en disant “shiiiiiiiiiiiiiiiiit…”, il avait oublié sa sacoche magique dans la chambre d’hôtel sur l’île.
Petit point sur la sacoche magique: il s’agit d’un objet vénéré par certains touristes, il est très discret, s’accroche autour de la taille et peut contenir son passeport et ses sous (plein de $$$) sans que l’autochtone (qui lui aime bien le touriste pour être une source de revenus facile) s’en rende compte…c’est donc un objet que le touriste ne veut absolument pas perdre et qu’il cache quand s’il s’agit de s’en séparer qq heures. C’est ce que Chris fit notre arrivée sur l’île en mettant la fameuse sacoche sous le matelas du lit! Le seul probleme de cet objet genial c’est que quand on le perd ou l’oublie, on se sent un peu comme un sans-papier!
Il faut donc qu’on retourne sur cette île, la probabilité qu’un bateau nous y emmène est plutôt faible, car il est 19h, la nuit est déjà tombée et un vendeur de rose à l’oeil de verre nous dit que le tarif de nuit, pour les gringo que nous sommes, sera de 40/50$ minimum…il nous conseille de passer la nuit a l’hôtel et d’y retourner au petit matin. Sur ses conseils on va poser nos sacs à l’hôtel El Pacifico, très économique et plutôt bien, mis a part le fait qu’il ressemble étrangement à une prison. On passe une soirée, sympa plutôt arrosée de « cristal coco » un alcool de canne assez casse tête quand on se réveille le matin on le sent plutôt bien, en compagnie du vendeur de roses et d’un des ses companeros. Quand j’ouvre les yeux au matin, Chris est de retour de l’île de Jambelli et a récupéré sa sacoche !!! Cool on peut bouger, enfin presque parce qu’on est quand même dans l’état des durs lendemains de soirée alcoolisée.
Samedi : Journee Bus
On prend donc notre temps, petit-déj tranquilou, puis bus jusqu’à Guayaquil. Le paysage n’est que bananeraies …c’est impressionant, et dire que quasi toutes ces bananes font la fortune du gros Noboa qui exploite des millions d’Equatoriens, et qui en plus aurait 61% d’intention de votes pour le 2ème tour selon les enquêtes !!
Arrivés à Guayaquil (capitale économique de l’Equateur), on prend vite un autre bus pour un coin plus tranquille au bord de la mer : Las Playas ! Il s’avère que l’endroit est joli (grande plage avec quelques barques posées sur le sable) mais vraiment trop tranquille…
On se ballade un petit peu, avant de reprendre un bus dans notre esprit pour Montanita. Cependant, le bonhomme de la coopérative nous dit qu’à cette heure-ci on ne pourra qu’arriver jusqu'à Libertad. C’est parfait on prend donc notre bus de Las Playas à Progreso, là-bas on prend un autre bus pour Santa Elena, Libertad, Salinas (y a plus de places dans le bus, on passe donc les 50 min de trajet à l’avant du bus à la place du co-pilote qui passa plus de temps à essayer d’obtenir mon numéro de téléphone qu’à aider le chauffeur, arrrg !!). A Santa Elena, on descend avec un bonhomme qui allait à Montanita, on a eu la chance de choper l’ultime bus jusqu’à là-bas « génial », on passe 2 heures debout au milieu de jeunes Equatoriennes hystériques, de jeunes hommes « tomando el puro » (shots d’alcool de canne dans le bus oui oui) : un trajet assez folklo ! On arrive 2 heures plus tard à Montanita, ambiance estivale et festive, des jeunes filles de toutes origines dansent au rythme des djembés et à la lumière des jongleurs de feu, d’autres jeunes et moins jeunes sont réunis autour d’une bière ou d’un cocktails dans un des nombreux bars sympathiques que compte le village. Après avoir posé nos affaires à l’hostel El Centro del Mundo, on va se désaltérer et profiter des festivités.
Dimanche et Lundi : Surf session
On profite du dimanche matin pour faire une bonne grâce mat’, après avoir flâné dans le village, on s’inscrit à une leçon de surf pour l’aprèm. Le prof nous explique rapidement comment sont faites les « tablas » (planches de surf) et les techniques de base pour se lever…puis on passe à la pratique ooops dans l’eau et c’est quand même pas si facile de se mettre debout sur la planche mais à force de persévérance on y arrive et on la sensations de glisser sur la vague est génial « super chevere » ! On reste dans l’eau jusqu’à la tombée de la nuit. La soirée est tranquille, on partage notre repas avec un allemand d’une soixantaine d’années qui pratique les messages tibétains, la réflexologie et ce genre de choses basées sur les énergies !
Le lundi matin on décide de renouveler notre expérience de la veille, on part donc louer des surfs pour 2 heures, les vagues sont plus grosses le matin, c’est pas évident du tout mais tellement cooool ! Après notre session surf, Chris va se faire masser par le vieil allemand pendant que moi je me renseigne sur les horaires des bus (eh oui toutes les bonnes choses ont une fin, faut retourner à Quito pour travailler mardi, sniff !). Une fois, le massage fini, Chris ressort encore plus HS qu’après notre session surf, et on se retrouve comme 2 loques autours d’un repas (que l’on avait bien mérité) et d’une dernière caipirina.
Sur ce je prend un bus pour Guayaquil et arrivée là-bas un autre pour Quito.
Arrivée mardi matin à 5h30 à Quito, j’ai le temps de rentrer à ma maison, prendre une douche, un shampoing, un méga coffee et puis d’aller à la FAO comme si de rien n’était. La journée fut dure, mais les ordis des stagiaires plein de virus (pour des raisons complètement inexpliquées) ne permettant ni d’accéder à internet, ni même d’utiliser word…je n’ai pas eu besoin d’utiliser mes neurones (Dieu merci !).
26 octobre 2006
Les evenements des dernieres semaines
Les dernières actualités FAO….le 16 octobre la FAO célèbre chaque année le DMA ou Jour Mondial de l’Alimentation. A cette occasion on a organisé (enfin « ils » surtout) toute une série d’évènements (conférences) entre le 11 et le 22 octobre sur le thème de « l’investissement dans la l’agriculture pour garantir la sécurité alimentaire ».
Le 1er évènement était un forum sur les entreprises de microfinances et les associations de producteurs qui travaillent dans le domaine de la sécurité alimentaire, puis on a assisté à une conférence en direct de Washington sur « la lutte contre la faim » retransmise à l’ambassade des Etats-Unis à Quito, manque de bol au dernier moment beug aux United States et pas de traduction en Espagnol (ni en français) donc l’évènement a duré bien moins longtemps que prévu (on a pas eu le temps de posé nos bombes… !). Toujours dans le cadre du DMA le jour mondial de la femme rurale dans le bâtiment des Nations Unies, évènements beaucoup plus funky avec des témoignages de femmes « liderezas » (leaders) et des danses afro-écuatoriennes d’un groupe d’Esmeraldas (Costa). Puis The évenement appelé « Acte Protocolaire du DMA » qui a eu lieu dans la salle du conseil provincial de Cotopaxi à Latacunga, pour cela départ à 6h00 du mat de Quito (arrrrrrrrghhhhhhhh réveil très difficile voir pire !) pause petit-déjeuner avant d’arriver à Latacunga.
Puis une conférence de 8h30 à 13h00 avec bien évidemment pour entamer la session l’hymne Equatorien (qu’Olivier et Arianna connaissaient presque par cœur), autre parenthèse à ce sujet (la musique de l’hymne a été composée par un aïeul d’Ana-Maria, une stagiaire équatorienne dans le service communication FAO, je sais pas comment ils ont fait leur casting mais ils ont pas trouvé les gens les plus communicatifs pour ce service !). Hormis le moment agréable de l’hymne, la journée a été très difficile, des discours à n’en plus terminer de la part des représentants des diverses organismes et organisations présentes…j’ai quand même réussi à garder les yeux ouverts bien que l’envie de dormir était plus présente…Et pour clôturer tout ça on va manger tous ensemble (la FAO team) dans une hostelleria un « lomo a la piedra » arrosé de cerveza : Riquissimo (super bon !!) !
Puis retour sur Quito avec Carlito au volant (un des représentant du cercle du 3ème âge FAO) qui a failli nous faire perdre la vie un vingtaine 2 fois en moins de 2heures de trajet…ça aide pas à la digestion.
Le week-end fut tranquillou à Quito, petit concert le vendredi soir, soirée déguisée le samedi et dodo le dimanche !
Lundi retour difficile au boulot, pendant qu’Arianna qui a finit son stage profite des plaisirs de la Costa avant de s’envoler pour l’Italie…on est donc plus que 2 stagiaires avec Oli (enfin 4-2(Ana-Maria et Manolo, les rois de la com) = 2). Cependant je suis contente puisque Don Ivan, notre cher représentant m’a accordé mon vendredi pour que je puisse aller retrouver mon pote Chris sur la Costa et j’ai le lundi aussi wooo wooo wooooooooo. Lundi aprem c’est le dernier évenement DMA et on a pour mission avec Oli de prendre des notes de ce qui ce dit…qu’est-ce que c’était chiant !! et en plus ça a duré jusqu’à 19h… mais bon j’ai un grand week-end dans quelques jours et ça c’est vraiment cool.
20 octobre 2006
Un president pour l'Equateur ???
Reprenons ou on avait laissé les choses à savoir quelques jours avant le premier tour des élections qui a eu lieu le 15 octobre jour de grande agitation dans le pays. En effet non seulement toute la population s’est dirigée vers les urnes pour aller voter mais en plus la terre a tremblé vers 10h du matin par 2 fois (tout s’est mis a bouger les placards, les portes …)…petite secousse sismique de 4,1 sur l’échelle de Richter présageant une journée secouante !
Effectivement les résultats (estimations) annoncés le soir même, ne reflètaient pas vraiment ce que les enquêtes prévoyaient…en effet selon celles-ci, l’économiste Rafael Correa pouvait récolter 40% des voix dès le premier tour ce qui théoriquement aurait suffit à en faire le président du pays sans avoir recours au 2ème tour, au cas échéant la place de président avait de grande chance de se disputer entre le candidat de droite (centre-droite) Leon Roldos et le sus-mentionné Rafael Correa (de gauche)…Mais ni l’un ni l’autre de ces scénarios ne s’est produit et à la grande surprise (enfin j’entends au grand désespoir) de tous le candidat en tête du 1er tour n’est autre que le multimilliardaire, roi de la banane, Noboa avec environ 26% des voix suivi par notre cher économiste Rafael Correa avec 22% des voix et en 3ème position autre surprise Gilmar Guittirez (le frère de Lucio du même nom qui s'était fait jette de la présidence y a quelques années de cela !!).
Bien évidemment, il semble bizarre que ces résultats aient été obtenus de manière transparente (ça sent la fraude quand même) d’autant plus quand on sait le pouvoir qu' a l'argent dans ce pays…Enfin le 2ème tour qui aura lieu le 26 novembre opposera le conservateur Noboa à l’économiste Correa, et pour l’instant il est plutôt difficile de savoir ce qui va se passer…entre la peur du changement (pour une certaine partie de la population) qu’impliquerait l’arrivée de Correa au pouvoir et l’attirance par les promesses (pour d’autres) du gros Noboa qui va construire quelques 300 000 logements par an (soit un moyenne approximative de 850 par jour), il difficile d’avoir une idée de ce que vont voter les gens au 2ème tour. En attendant, la campagne est repartie et c’est toujours aussi folklo !
L'ambiance au QG de Correa le dimanche 15 au soir...:
14 octobre 2006
Les elections...pour le 15 octobre
Les campagnes electorales se sont terminees hier a savoir le 12 octobre a minuit avec feux d'artifice et defiles dans les rues de Quito et Guayaquil. Le vote approche petit a petit...et on pratique le "vote raisonnne" c'est a dire que le jour du vote il faut se presenter aux urnes dans les meilleurs dispositions possibles (morales, physiques...)...et pour cela l'Etat a fait une loi...oui oui oui qui interdit la vente et la consommation d'alcool de J-2 a J+1 du jour du vote...Ainsi le citoyen equatorien a toutes ses facultes pour le grand jour, il ne se trompera pas de petit papier, ne gerbera dans l'urne (ce qui serait contraire au bon deroulement des elections)...enfin peut-etre en sortira-t-il traumatise car voici la tete des candidats a qui il pourra donner sa voix:
Alors je precise que ce patchwork des tetes des candidats est issu d'une matinee de dur labeur a la FAO qu'Olivier a fournit!! Et moi de maniere tres peu courtoise je copie-colle ce chef-d'oeuvre sur mon blog pour Votre information (Oli, je m'en excuse platement...mais du coup comme je suis un peu feignante je vais leur dire d'aller voir ton blog pour les explications relatives a chaque candidats...ca te fera encore plus de visites!...ils savent pas que c'est en espagnol) alors soyez gentils allez visiter le blog d'Olivier (http://www.olivierhidalgo.blogspot.com/) et vous aurez comme ca toutes les explications concernant chacun des candidats (...en espagnol).
La politique n'etant mon sujet de predilection, j'ai me suis plus interressee a l'application de la fameuse loi "Ley Seca" qui interdit vente et consommation d'alcool...en ce qui concerne la vente dans les supermarches les rayons alcools ne sont pas accessibles, en revanche dans les petites tiendas...les alcools sont un peu camoufles derriere d'autres produits mais il est tout a fait possible d'attraper la bouteille de son choix et d'aller a la caisse avec...et la la petite dame te dit "bon pas de probleme mais il faut cacher ca avant de sortir du magasin" (hehe j'avais mon sac rouge). Vous voila donc rassure les gens s'ils veulent se comporter en mauvais citoyen peuvent le faire et pourront aller voter bourre dimanche...mais s'ils se font attrape en etat d'ebriete ils risquent de 2 a 13 jours de prison!!
On verra le resultat...la suite de cet episode pour bientot
13 octobre 2006
Mi casa
A la demande generale, enfin j'anticipe pour eviter que trop de gens a la fois me demande "comment c'est chez toi?"... J'habite pour tout vous dire avec Tiphaine, une francaise de Normandie qui fait ses etudes a Science Po Aix (et qui est aussi en stage a Quito), au 4eme etage de l'edificio Aguilar Merchan, du nom de son proprietaire (hehe quand on a des sous ici ..."si se puede"). Cet edificio est situe dans le Quito moderne comme vous pourrez le constater sur les photos...les batiments des alentours sont plutot modernes et moches, mais la vue est degagee depuis l'appart ce qui est plutot appreciable, a 2 pas du Parc La Carolina, 3 du mega maxi (supermarche visible sur "la vue de ma chambre") et environ autant du stade Olimpico la ou se passe des evenements en tout genre comme notamment des reunions religieuses, des discours de politiciens, et accessoirement des matchs de foot. Voila vous savez a peu pres tout! Commençons la visite par le salon/cuisine:
Et voila la vue de la grande fenetre du salon:
Maintenant le plus interressant de tout...ma chambre:
Et pour finir la vue de ma chambre:
Voila a quoi ressemble l'endroit ou j'habite!
12 octobre 2006
7-9 oct 2006 - Mission Costa
Le projet Costa naquit à la FAO (comme beaucoup d’autres projets pas forcément aussi valables soit dit en passant…), un lundi ou mardi du tout début octobre lors d’une conversation entre Oli et Jenny (belle idée !)…L’idée mature tout au long de la semaine, on est tous bien motivés pour aller patauger dans l’Océan Pacifique et observer quelques spécimens que l’on rencontre aussi aux Galápagos… Notre destination porte le nom de Puerto Lopez (qui comme son nom l’indique est un port), port au large duquel se trouve l’Isla de la Plata aussi connue sous le nom de Galápagos des pauvres.
Le trajet Quito- Puerto Lopez c’est environ 10h de bus…En milieu de semaine, mission téléphone aux compagnies de bus qui font le trajet, la seule qui le fait directe nous dit que c’est pas la peine de réserver…ma foi ok ! Sauf qu »entre temps tout le monde nous dit que ce week-end là est terrible et que sans réservation ton week-end risque de tomber à l’eau…De toute façon on est déjà vendredi aprèm et on n’a pas réservé de bus, l’hotel si en revanche ! Un petit coup de téléphone à la compagnie de bus histoire de vérifier qu’il ya toujours des places….et là c’est le drame, « no hay » me dit le bonhomme…non mais tu te fous de ma gueule !!! Bon ben « no hay » ok mais pas question de passer le week-end ici à Quito. On commence donc à appeler toutes les compagnies de bus qui vont plus ou moins dans les environs de Puerto Lopez, mais tout ça n’est pas très fructueux !! Il est bientôt 19h et on n’a pas de bus ….avec la colloc on bouge au terminal de bus, histoire d’avoir des infos concrètes, les autres nous rejoindront en cas d’infos positives ! A peine arrivées devant le guichet d’une compagnie qui va à Puerto Lopez on apprend qu’un bus part dans la prochaine demi-heure, woooooooo wooooooo…on appelle les 3 compères, on achète 5 places et le tour est presque joué…sauf qu’une demi-heure pour arriver, c’est un défi contre la montre pour le reste du groupe…bon on négocie 10 minutes de plus, mais ça reste « short ». Finalement ils arrivent, le bus nous a bien attendus, mais il ne reste pas de sièges pour s’asseoir…10h debout ??!! ça le fait moyen, on a de la chance vu qu’on a un ticket c’est pas nous qui allons passer le trajet debout. Le bus est un peu rustique, il fait super chaud, et y a pas de chiottes, mais c’est bon on est parti…c’est tout ce qui comptait enfin pour moi !
Le trajet c’est Quito-Jipijapa puis Jipijapa-Puerto Lopez…ce fut un trajet épique pendant lequel grâce à la fatigue accumulée toute la semaine j’ai pu dormir sans me rendre compte du nombre de fois ou le bus a littéralement décollé de la route ni du nombre de fois ou l’on a failli mourir et j’ai même pas eu envie de faire pipi !
Samedi, 7h00 du mat (un peu avant même) nous voici arrivés à Puerto Lopez, le week-end peut commencer. Le port consiste en quelques bateaux de pêcheurs directement posés sur le sable à marée basse, le village n’est pas très grand, toutes les rues sont en terre…et la rue principale est bordée d’une longue plage bien chouette. On va s’installer à l’hostal Itapua avant d’aller déjeuner et de faire le plan pour la journée. Notre plan pour le samedi c’est d’aller en vélo a las playas de los Frailes qui fait partie du parc national de Machalilla, et pour le dimanche d’aller sur l’Isla de la Plata, le lundi on verra ensuite selon qui reste et qui part.
C’est parti, on chevauche nos vélos et en avant pour 10 km, le chemin est relativement plat à l’exception des quelques montées qui nous ont permis de nous rendre compte que les vitesses ne passaient pas sur la moitié des vélos…sur le mien si !
Bon bref on arrive sur la playa des los Frailes, après avoir parcouru 10 km ou le paysage consistait en des troncs d’arbres no mas (c’est-à-dire plutôt pas très luxuriant) ah c’est de toute beauté ! la plage immense est presque déserte, les seuls autres occupants sont des colonies de crabes tout fous : ils courent s’enterrent et re-courent, c’est génial !!! L’eau est un régal, la température est parfaite et en plus pas trop salée, on passe quelque temps dans l’eau a observé les pélicans et les « fragatas » volaient au-dessus de nos têtes, puis après un petit pique-nique et un dernier bain on décide de reprendre les vélos pour regagner Puerto Lopez…Mais là, une voiture du parc national, nous avise que nos 2 collègues Pauline et Olivier sont entrain de réparer la chaîne d’un des vélos…on les attend et puis finalement on demande au garde dans son pick-up s’il est ok pour raccompagner une partie du groupe jusqu’à Puerto Lopez pour éviter toute mort prématurée…sur le chemin du retour, je suis donc seule…mais c’est agréable quand meme. De retour à l’hôtel, je retrouve le reste du groupe et là surprise…jacouzi !!! trop top !c’est trop agréable, en plus on a le droit pendant le jacouzi à une caipirinha (cocktail brésilien) qui dans ces conditions monte vite à la tête !
Le soir, poisson et fruit de mer, tout frais pêchés c’est succulent !et puis on fait pas long feu après le repas, car le soleil nous a bien tapé sur la tête toute la journée !et le lendemain faut se lever ! Bon la nuit sera quand meme rythmee par un discours (campagnes electorales ?) suivi de salsa et de merengue..
Dimanche 9h00, on bouge de l’hôtel pour rejoindre notre guide et notre groupe de 7 personnes avant d’aller prendre le bateau dans lequel on sera 16. La traversée est plus ou moins agréable…la plupart sont pâlo et entrain de gerber ou pas loin (ah le mal de mer). Au bout d’un moment on s’arrête en pleine mer et là, surprise ! une baleine qui nous fait un saut spectaculaire, elle fait son petit spectacle et s’en va, c’était génial ! D’autant plus génial que c’est plus la saison pour les croiser les baleines, et donc on appelle ça de la chance !! Un peu plus loin, une vingtaine de daurades « volantes » enfin « sautantes », d’une couleur turquoise exceptionnelle ! Superbe traversée
Au bout de 2heures, on arrive sur l’île, dont la végétation est là aussi constituée de troncs d’arbre sans feuille, l’ensemble est un peu gris-maronâtre. On y fait une balade de 3h et on découvre quelques espèces d’oiseaux dont les fous a pattes bleues, les mêmes a pattes rouges (mais ceux là de plus loin), les « fragatas »…Les fous à pattes bleues nous offre un spectacle de comment un male fou à patte bleu fait la court à une femelle, y rien de plus humain au final…apres avoir fait comprendre à la dite femelle son intérêt pour elle par des battements d’ailes et des cris, le male offre une petite brindille à la femelle, qui si elle est intéressé l’accepte et à son tour ouvre ses ailes et crie ! Sinon c’est que le mâle s’est pris un vent !!
Ce fut une bien chouette balade, pendant laquelle le soleil a fini son travail de la veille pour qu’on reparte tout rouge! Apres la balade, on a le droit a un pique-nique et à une baignade bien méritée et fort agréable. Sur ce, on retourne à Puerto Lopez…
Une fois, là-bas, petite douche et puis petit repas avant de raccompagner Nathalia, Pauline et Olivier au bus pour Quito, avec Tiphaine on reste un jour de plus et tanpis si on n’est pas très efficaces le mardi au boulot !
Apres avoir raccompagne les compañeros au bus, on s’arrête dans un cyber-cafe « laplaya@net » pour décharger les photos…comme il faut patienter et comme en plus c’est l’happy hour, on décide de déguster un Daiquiri en attendant…Et là Felix et Roberto, 2 jeunes hommes du coin, arrivent et nous proposent de jouer aux cartes. C’est parti !, le premier jeu un peu basique s’appelle le « buros nerviosos », le 2eme le « Quarenta » le but étant d’obtenir 40 points…on met pas mal de temps a comprendre les règles mais on s’prend au jeu petit à petit ! On est finalement invitées chez Felix pour une caipiriña manabita (Manabi étant la province dans laquelle se trouve Puerto Lopez et la caipirinha un cocktail brésilien). Après 5 minutes de marche, on arrive chez Felix…une maison de 3 étages en construction (quasi finie) et pas mal de terrain ?? c’est pas ce qu’on est habitué à voir dans le coin ! En continuant la visite on croise les douches et les toilettes…suspect tout ça !!, et là, Felix nous explique son projet de monter un hostel-camping, un projet bien chouette qu’il réalise avec peu d’argent donc lentement mais ce qu’on en a vu est super !
Quelques minutes plus tard, des copines de Felix de la veille (une suissse et une américaine) et d’autres gars du village, nous rejoignent…c’est parti pour une leçon de comment on prépare la caipirinha et une leçon de salsa…j’ai plus d’aptitudes pour la première activité !, mais je baisse pas les bras pour la salsa !
La soirée est bien rythmée, bien arrosée, on rigole bien…et petit à petit les heures avançant, notre supposé programme de faire 3h de kayak le lendemain devient de plus en plus surréaliste…finalement avant d’aller rejoindre notre lit, on convient avec nos nouveaux collègues et professeurs de salsa d’un rdv à 10h pour aller à la « playita », une plage peu fréquentée qui est apparemment super chouette (mieux que las playas de los Frailes de la veille).
Lundi 10h du mat…vous l’avez deviné, on n’a toujours pas décollé de l’hostel…Une petite demi-heure plus tard après discussion avec le « dueno » de l’hôtel on décide d’aller changer de compagnie de bus, sachant qu’on a déjà acheté nos tickets ça va pas être facile…mais qui ne tente rien n’a rien !
Il a suffit que j’explique à la dame de l’agence de bus « Carlos Aray » pour ne pas la citer que finalement on avait changé nos plans de voyages et qu’avant de rentrer sur Quito on irait faire un tour plus au sud sur la cote… elle a regardé si elle avait de l’argent et comme c’était le cas eh ben elle nous a remboursé sans rechigner ! Trop bien ! Du coup, on va à l’agence « Reine del Camino » pour acheter des tickets pour le soir même, d’après ce qu’on nous a beaucoup dit cette agence là est bien plus sure, on n’y attaque pas les touristes ni rien.
A ce moment-là, on croise Felix et Roberto qui eux étaient à l’heure au rdv, on va au marché acheter quelques fruits et de l’eau, puis on prend un moto-taxi pour 1$ jusqu’au chemin qui mène à la plage. On emprunte donc ce chemin et on arrive sur la plage, la mer est basse, il y a là quelques gens qui pêchent toutes sortes de bestioles : poulpes, murènes, coquillages en tout genre…On se ballade sur les rochers, avant d’aller se baigner…on a passé une super bonne après-midi, c’était génial. 
Sur le coup des 16h30, on décide de retourner sur Puerto Lopez, on repart par le même petit chemin et on arrive sur la route de Puerto Lopez mais cette fois y a pas de moto-taxi…on marche un peu, puis une famille en pick-up s’arrête et nous dépose chez Félix !
Et là, le best du best, on a le droit à un massage de sabilla (ou savilla) plante de la famille de l’Aloe Vera qui produit un gel hyper hydratant parfait en cas de coup de soleil (le hic c’est que l’odeur n’est pas super agréable !)… c’est exactement ce dont on a besoin ! …et entre parenthèse avec ou sans sabilla le massage était terrible !!
Sur cet agréable moment, on retourne faire nos sacs à notre hostel, et manger une dernière fois du poisson avant de grimper dans le bus pour 10h de trajet.
05 octobre 2006
Debut Octobre
Le mois d’octobre ici(a Quito) c’est d’abord le debut de la saison des pluies, paroles de taxistas et tous les 4 ans c’est les elections (bien que les presidents se succedent a une frequence bien plus rapide que celle sus-mentionnee!!).
Et ce debut de mois d’octobre ma foi, n’a rien d’un debut de saison des pluies, il fait super chaud et beau, en revanche c’est bien un mois d’elections, les campagnes s’intensifient, sur les murs de chaque maison (ou quasi) sont peint des nom, slogan et liste du president pour lequel on va voter…ça change du gris des façades que l’on a l’habitude de voir ( j’imagine pour cause de cout eleve de la peinture)…bon bref le 15 octobre elections, les citoyens equatoriens auront obligation et non pas devoir d’aller voter pour l’un des 17 candidats! On en reparlera en temps voulu.
Début octobre, pas de pluie et ça tombe bien parce que je viens de commencer les entraînements de foot avec le club AUCAS que j’ai galèré à trouver alors qu’apparemment les équipes féminines pullulent à Quito….Anyway woooooooooooo wooooooooo trop génial je suis hyper contente, premier entraînement a 2800m d’altitude et premier entraînement autant physique depuis un bail, avec au programme 25 min de footing, puis une bonne heure de physique physique (a savoir sans ballon) et puis ensuite un peu de ballon, pour celles qui tiennent encore debout!! Et ceci, a raison de 2 heures tous les mardis, mercredis et jeudis (eh oui)!
C’est dommage, je ne pourrai pas jouer en championnat ici, car ça débute en mars et qu’a ce moment-la je serai au Brazil, mais elles étaient prêtes a me faire jouer et voulaient même que je reste après janvier juste pour jouer!
Mardi soir après l’entraînement on va danser, Mercredi re-entraînement et Jeudi j’ai plus de jambe mais entraînement quand même! Jeudi soir c’est la 2eme crémaillère de Cédric, un américain qui a beaucoup plus l’air d’un français que d’autre chose (je pense qu’on lui a menti et qu’en vrai il est français sans le savoir), et qui est en stage avec ma colloc…petite soirée sympa mais chargée en francophone, pile poil ce que j’ai pas forcément envie de rencontrer, mais bien sympa quand même.
Vendredi levée 6h (autant vous dire que la nuit compte pas énormément d’heures de sommeil) et départ 6h30 pour Rio Blanco Alto pour récolter la quinua! Pour des raisons techniques (retard de l’autre ingénieur du projet), la récolte aura lieu mais en léger différée, à savoir le mardi qui suit... relou j’aurais trop aimé écrire « oouuuuuu trop bien j’ai fait la récolte de la quinua, ça nous a pris 6h à 30 personnes et on a tous fini bourré ! », mais tout ce que je peux écrire, c’est que comme on était sur place on a fait une petite visite des parcelles de Quinua, une petite réunion avec les quelques paysans qui ont attendu malgré le retard de notre compère Tito, (au passage j’ai revu mes potes producteurs de quinua de Latacunga), et on mangé justement avec les collègues après avoir bu un petit whisky-gutig (traduire whisky eau gazeuse, et l’eau gazeuse n’était pas de trop, le whisky comme ça en apéro en plus je suis désolée pour les amateurs mais je peux pas !).
Sur cet « almuerzo », on retourne a Quito relativement tôt en début d’aprèm, et je suis claquée de ma semaine, j’ai envie de dormir mais je me retiens car il faut garder toute la potentialité dodo pour dans le car qui nous amènera en 10h à la costa…le soir même!
Et oui, on va pas laisser passer un week-end de 3jours, lundi férié car fête de l’indépendance de la ville de Guayaquil !










































