A-Kristell en America del Sur

Voilà comme j'avais plus de place dans ma valise ce blog est mon carnet de voyage pour vous raconter mes aventures de césure...comme ça pendant que moi je visite un p'tit coin du globe vous pouvez le faire aussi en visitant mon blog !

30 septembre 2006

30 Sept 2006 - Biking en Papallacta

Apres une conference de 3 jours sur la Traçabilite des aliments a l'hotel Sebastian (norme tres couteuse censee retracer le parcours des aliments depuis la matiere premiere jusqu'a la vente au consomateur final, imposee par les Etats-Unis et l'Europe aux pays en developpement qui exportent des denrees alimentaires), j'ai besoin de faire une activite plus sportive que de rester assise sur un siege des heures durant.
Je vais donc faire du velo a Papallacta qui se trouve a environ 2heures de Quito entre la Sierra et l'Oriente et qui est reputee pour ses sources thermales... Le rdv est a 7h du mat le samedi, on est un petit groupe de 4 composee d'un couple d'Australien (elle australienne, lui Serbe vivant en Australie depuis quelques temps deja), un hollandais (dans un periple d'un an en Amerique du sud) et moi. On monte dans la jeep, en direction de la "cas del dueño" de l'agence biking dutchman (1ere agence a avoir propose des excursions a velo dans le pays, 16 ans d'experience), la on charge les velos et le proprio de l'agence (hollandais marie a une Equatorienne) qui sera notre guide pour ce tour...un bonhomme plein d'histoires toutes aussi rocambolesques les unes que les autres, du coup bien marrant, mais tout de meme un peu fracasse du cerveau!

Pour revenir a notre excursion, une fois les velos charges sur le toit de la Jeep on prend la route pour Papallacta, sur le chemin on croise les debris du car qui s'est crashe une semaine avant et qui a fait 47 morts sur une cinquantaine de passagers, jackpot!!!, que des enfants en plus. Le "flying dutchman" (alias le proprio de l'agence), nous raconte que le chauffeur du bus, venant de la meme region que notre chauffeur de jeep, etait connu pour etre un fou du volant...47 morts a son actif dont lui meme, j'hesite encore entre fou du volant ou kamikase.
Un peu plus loin sur la route, un gros camion citerne transportant du petrole, a eu la chance d'etre arrete par un bloc de roche dans sa sortie de route, 200 m plus loin il aurait fini dans le precipice, un chanceux! Et puis pour finir sur le theme, quelques minutes plus tard, une jeep est entrain d'etre remontee d'un fosse!!! Aie aie aie, la securite routiere en Equateur c'est quelquechose! Pour signaler qu'il y a eu des victimes d'accident de la route, la police dessine des coeurs bleus sur la route a l'endroit meme ou le cadavre gisait. Bon j'arrete la sur ce sujet pas tres gai!

Notre ballade a velo commence a environ 4000 m pour terminer 2000 m plus bas. Au depart, il fait super froid mais rapidement, l'altitude diminuant la temperature est plus supportable. Apres 1h30/2h de descente on arrive aux sources chaudes de Papallacta situees logiquement au milieu d'un cratere. Tout est amenage pour rendre la baignade agreable au touriste national et etranger, ici pas d'odeur de soufre, on se baigne dans des vraies piscines, en bref tout est tres amenage, mais c'est pas desagreable. Les pìscines sont entre 35 et 40 degres, c'est trop bien et le paysage est splendide. Et il y a aussi un bain froid qui doit etre aux alentours de 10 degres, et le must-do c'est de se baigner dans les piscines chaudes et ensuite passer dans la piscine d'eau froide. Chose que l'on a faite...autant dire que le choc thermique se fait relativement bien sentir et qu'ensuite on se sent un peu tout raplapla, on n'est plus trop surs que nos jambes nous soutiennent vraiment, en resume on est un peu dans le space...sans rien fumer !!

termales_de_papallacta

Sur ce, on va picniquer au bord du lac, avant de reenfourcher nos velos pour l'aprem. ON reprend la Jeep jusqu'a 4100 m, la haut on voit rien, tout est dans le brouillard! Le chemin est plutot tape-cul (en anglais bumpy conviendrait bien, mais en français bossele c'est pas top comme traduction). Plus tard on emprunte la route (ou la circulation est limitee ce qui rend la chose agreable) pendant 20km que de visibilidad_por_la_tarde_2la descente wooo wooooooooooooo c'est genial, mais a cette vitesse faut pas comtempler le paysage trop longtemps sinon tu te payes au choix une des rares voitures ou le fosse.
Pour finir cette journee, le crazy dutchman, nous amene sur les anciens rails du train construit par les anglais et portant le nom de "English Debt" car les malheureux anglais n'ont jamais ete rembourse de leur travaux! Nous on se ballade en velo le chemin qui surplombe un canyon les pentes sont arides et le fond du canyon verdoyant , la ballade est bien chouette. C'est en passant par la en velo que notre crazy dutchman 17 ans en arriere eu l'idee geniale de monter une agence d'excursion a velo...

Sur le chemin du retour, il nous montre les parcelles de foret qu'il s'est offerte, la il aurait creuse un tunel horizontale de 200m a la perpndiculaire duquel il a ensuite perce un autre tunel (vertical, ça va de soi) de 8m de diametre pour observer la lune, parait-il c'est top pour y voir les eclipses. Un de ses nombreux projets est de prendre des photos d'eclipse avec un appareil photo de 8 m de diametre, pose sur un rail dans ce tunel vertical !!
Un autre de ses projets est de monter un agence de tourisme dans l'espace!
Tout ça il nous le raconte pendant le trajet du retour, mais le mieux c'est quand meme l'histoire de sa vie, de ses 5 ans passes a voyager autour du monde avec un budget modique, qui fut vite consomme et qui l'obligeat a travailler pour la mafia chinoise pendant plusieurs mois, ou encore dans des bars en Nouvelle-Zelande ou, pour etre gringale, il s'est fait deboiter la machoire plusieurs fois par des gros barroudeurs, d'ou sa dentition anarchique dit-il. On a donc passe 2h a ecouter ses histoires, en se demandant ou etait le vrai ou etait le faux, mais en tout cas il nous a bien fait rire...et le jour ou son agence fait faillite, il pourra se reconvertir en conteur d'histoires folles ou ecrire un livre de ses aventures peut etre imaginaires (si c'est le cas, c'est tout a son honneur d'avoir autant d'imagination)!

De retour a Quito, on s'offre une petite Pilsener (enfin une pinte) avant se quitter.

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25 septembre 2006

Les semaines se suivent et ne se ressembent pas!

Apres la semaine passée à Latacunga sur le terrain, me voici de retour dans les bureaux de la FAO derrière la « computadora » et encore crevée du week-end à Mindo... Mardi le Don Ivan m’informe que de mercredi à vendredi je partirai sur le terrain avec Victor (ingénieur projet quinua) woo woo woooo coool !!...Départ prévu à 6h00 du mat’ le mercredi.

Mercredi 6h00 en voiture avec Victor, direction Latacunga pour aller chercher une trilladora à amener jusqu’à Guaranda (capitale de la province de Bolivar). Là-bas on est censé s’occuper de la réparation de trilladora de quinua défectueuse et de la légalisation l’association Inti-Pacha des producteurs de quinua de la province. el_chimborazo_2

Le trajet est un peu long comme toujours ici, mais les paysages toujours aussi impressionnants, on croise le Chimborazo volcan enneigé le plus haut du pays totalement dégagé c’est magnifique, des llamas, du paramo à gogo…et on arrive avec notre trilladora en début d’aprèm à Guaranda la ville au 7 collines (car entourée de 7 collines).

On se rend au MAG ou l’on a rendez-vous avec l’ingénieur Rodolfo Camacho, un sacré personnage plutôt proche de la retraite dont le parler est ponctué de « puta » [pouta] et de « hermano » (comme on dirait (à Marseille) « putin… tu sais quoi frère… »). Bien marrant le bonhomme, il a tout de même plus l’air d’un fanfaron que d’un ingénieur agronome efficace.

Dans l’apres-midi, on se rend à Llactan petit village ou habite le Don Emetiro qui possede une trilladora « high-class » et qu’il voudrait vendre…cela pourrait faire l’affaire de nos producteurs de San Pedro de Guayaval qui viennent de récolter la quinua qu’ils aimeraient triller.

Au programme du lendemain démonstration de la trilladora de Don Emetiro para Don Emetiro en personne à San Pedro de Guayaval.

Alors... l’engin est assez impressionnant, on qualifierait cela d’antiquité chez nous, mais ici c’est assez révolutionnaire, la « trilla » de la quinua qui avec les petites trilladora prenait une semaine, nous a pris quelques heures…Une efficacité certaine bien que les grains de quinua sortent de tous les cotés de la machine et qu’il faille ensuite passer autant de temps à ramasser les grains qui sont tombés à coté des sacs à grains.

T1_Installation_de_la_trilladora

On est invité pour l’almuerzo chez Manuel Chora, vice-président de la future association Inti-Pacha, almuerzo traditionnel avec soupe au cuy me semble-t-il (le cochon d’inde), assiette de riz sauce haricots rouges et jus de naranrilla, le tout dans une cabane ou la seule fenetre est la porte et ou des feuilles de journaux collées sur les planches de bois, qui constituent les cloisons, font office de tapisserie. Une ambiance bien typique, bien rustique, impression d’être à une autre époque.

Après le repas suite et fin de la trilla, le patriarche du groupe passe avec sa bouteille de Whisky et son verre et tour à tour fait boire tout le monde, c’est la minda…ici pendant le travail au champ y’en a un qui passe avec un petit remontant (généralement de l’alcool de canne à sucre ou rhum ici appelé « puro » qui titre minimum à 60°) et tout le monde fini carpette. J’ai accepté les 2 premiers cul-sec de whisky (bien que je n’aime pas le whisky) mais je me suis dit que ça aiderait à la digestion, le 3ème j’ai passé mon tour !

Une fois la trilla finie, on embarque les trilladoras (petit modèle) pour les faire réparer chez un mécanicien d’Ambato (capitale de la province de Tungurahua, sur le chemin du retour).

Sur la route du retour à Latacunga, on crève sous la pluie, changement de roue et c’est reparti.

Le vendredi matin, réunion prévu avec la future direction de l’asso Inti-Pacha, préalablement on va voir le directeur provincial du MAG pour accélérer le processus de légalisation, mais la personne qui s’occupe du dossier Marcela Suarez est en campagne car candidate pour etre « diputada en Bolivar » donc rien n’est possible avant le 15 octobre (jour des élections). Au passage le directeur puait le mafioso, arrivé sur son siège de directeur par relation, des grosses bagouses aux doigts et qui n’avait rien à foutre de ce qu’on lui racontait…beurk beurk beurk !!!

Victor prend l’affaire en main, il connaît bien l’amie Marcela et propose qu’on aille directement lui exposer le problème. On se rend donc au domicile de la Marcela, pas de bol elle vient de partir en campagne, nous dit sa femme de ménage. On retourne au MAG ou est censée se passer la réunion avec les gens d’Inti-Pacha, finalement personne ne pointe le bout de son nez, du coup pas de réunion !

Cela nous permet de faire la route du retour en passant par Riobamba pour voir le Chimborazo sous un angle différent. A Ambato, on laisse la trilladora au mécano, dont l’atelier est quelque chose d’assez mémorable ! Et on retourne sur Quito, ou pour la deuxième fois en 2 jours consécutisf, on crève à nouveau…maintenant je suis callée en changement de roue.

Retour_en_passant_par_le_Chimborazo_4000m

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22 septembre 2006

Week-end a Mindo

Mindo, petit village à 80 km au nord de Quito, haut lieu du tourisme national et international, lieu de prédilection des quitenos pour les « fin de semana »… sera notre destination du week-end.

On part le samedi matin assez tôt pour arriver en milieu de matinée… dans le bus pendant les 2 heures de trajet un groupe de jeunes équatoriens qui ont visiblement décidé de s’mettre une mine à 8h30 du matin à la bière (ma seule crainte…qui me gerbe dessus, vu l’état de la route et les nombreux virages: conditions suffisent généralement à rendre les passagers malades, je me dis que la consommation d’alcool peut être fatale ! mais tout se passe bien au final, enfin ils étaient bien relous quand même !).

Arrivés à Mindo notre petit groupe (composé des stagiaires de la FAO : Arianna, Olivier, Manolo (équatorien), moi même et des non FAO : Pauline, Tifaine et Nathalia…classification un peu barbare mais ici t’es FAO ou tu l’es pas !) se dirige vers le « Gipsy Hostal » (un hôtel qu’il est vachement bien, devenu une légende pour nous…surtout pour Arianna et Olivier qui se sont acharnés durant une semaine quasi pour le trouver). On s’installe tranquillement avant de consulter nos guides touristiques…les activités sont multiples est variées, on se trouve dans une réserve écologique ou vivent de nombreuses espèces d’oiseaux (observables tot le matin), de nombreuses d’espèces d’orchidées aussi, les « mariposarios » et les cascades de Mindo sont des activités phares (ou « must-do ») proposées au touristes, viennent ensuite les activités aquatiques : rafting, tubbing ainsi que pêche sportive de truite, les ballades à cheval sont également envisageables.

Pour commencer on visite le Mariposario de Mindo (élevage de papillons me semble être une traduction possible) ou l’on peut aussi voir des Orchidées et des Colibris (activité 3 en 1), on bénéficie d’un guide à l’imagination débordante qui nous présente l’orchidée « zapato » (littéralement l’orchidée chaussure), l’orchidée colibri, une autre en forme de tête de roi…visite captivante et riche en explication j’ai adoré ! (Heureusement qu’il reste les papillons et les colibris) !, on va ensuite voir les papillons il y a là quelques espèces de papillons mais pas trop, l’espèce la plus représentée est le papillon œil de vipère. Apres cela, on s’installe confortablement dans des chaises en plastique pour observer les Colibris qui viennent se nourrir de « l’agua dulce »…une espèce de drogue qui les rend tout fous au point qu’ils s’arrêtent jamais de battre des ailes en faisant du surplace, comme si ils étaient « addicts » au point de ne pas pouvoir s’éloigner de l’agua dulce plus de 15 secondes !

                                                                                                                                Colibri_2

Mariposa_3

Une fois la visite terminée, on va prendre un « almuerzo » au Babylon café reggae bar, recommandé par des locaux sur la place…pour moi ce sera une salade (après une semaine de riz et de frites, l’almuerzo traditionel est un défi que je ne peux pas relever), on a failli perdre des membres du groupe entre le moment de la commande et celui ou on a été servi !

Cela nous a laissé le temps de réfléchir sur les activités de l’après-midi tubbing (descente du Rio Mindo sur des bouées) ou ballade à cheval… quand on finit de manger, une pluie diluvienne commence, mais c’est pas ce qui nous empêchera (Arianna, Manolo et moi) de « tubber » sur le rio, les autres un peu moins aventureux prennent l’option ballade à cheval (mais à Mindo les chevaux ne travaillent que le matin !). Notre session « tubbing » est plutôt fraîche et humide mais sympa.

                                                                                                                                                                                                                           

        Tubbing                       P9160105

En fin d’aprèm, on se retrouve autour d’une cerveza, pour discuter du lendemain... là commence un grand débat sur la nécessité de se lever à 6h00 pour regarder des oiseaux et la nécessité d’avoir un guide pour les voir. Apres deux bières, tout le monde est presque d’accord pour cette option; on réserve un guide, seuls horaires possibles 5h00 ou 7h00 du mat…ce sera donc pour 7h00.

Sur ce on va manger, et on a le droit durant le repas à un défilé de voiture pour la campagne du candidat Noboa (multimillionnaire et gay pour information), et pour finir la soirée on va boire un coup au reggae bar.

Retour au Gipsy Hostal pour une petite nuit de sommeil, la mienne se passera dans le hamac sur la terrasse couverte car l’odeur d’humidité dans la chambre m’était difficilement supportable…les moustiques se sont régalés, et ma nuit fut bercée par les rires des Mindéniens alcoolisés célébrant le week-end jusqu’au petit matin.

Dimanche réveil difficile à 6h00 du mat, petit déj’ dans un des seuls café ouvert à cette heure-ci (nous n’avons pas pu bénéficier du petit déj’ du Gipsy Hostal car la patronne devait aller à la banque ????? le dimanche matin !!!... « mentira » elle s’est surtout mis la tête comme les autres jusqu’à l’aube !). Il a fallu quasi une heure pour que le petit déj’ arrive sur la table, ce qui aurait pu nous rendre en retard si le guide était venu, mais comme il n’est jamais venu c’était pas un problème. On part finalement, faire la balade jusqu’aux cascades, l’entrée pour les cascades est payante mais on bénéficie d’une traversée en « tarabita » plutôt sympa. On se baigne dans la première cascade dont l’eau est bien plus rafraîchissante que nécessaire, puis on marche jusqu’à la prochaine cascade, la suite de la ballade théoriquement prévue implique la traversée d’un pont plutôt délabré et qui inspire peu confiance.

Del_otro_lado_del_puente_danado

Après concertation, je me lance dans la traversée du pont, à genoux car beaucoup trop glissant, une latte sur deux manque sur la 1ere partie du pont mais comme je suis lancée je vais jusqu’au bout…une fois de l’autre coté je sens que les autres hésitent, et de mon coté moi aussi j’hésite à faire le retour qui me semble périlleux aussi…finalement je me lance dans un retour plein d’adrénaline (j’ai fait semblant que j’allais tomber, histoire de leur faire un peu peur…une version plus objective dirait que j’ai failli tomber, mon sac avec, et finir au fond du Rio Mindo telle une vieille épave emportée par les courants à travers la foret tropicale…dieu merci j’ai échappé à ce sort). Le retour se fait en tarabita sous la pluie puis en pick-up jusqu’au village, ou on mange une pizza (qu’Arianna notre italienne juge « bonne pour l’Equateur ») avant de retourner à Quito en bus.

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21 septembre 2006

Semaine du 11 au 15 septembre - Latacunga

Lundi matin 7h00 du mat’, départ pour 5 jours à Latacunga, capitale de la Province de Cotopaxi, pour assister à une formation (« taller » ou « curso de capacitacion »), sur les marchés des produits agricoles, destinée aux agriculteurs de kinwa (quinoa) et de papa (pomme de terre) des provinces de Cotopaxi et Bolivar impliqués dans les projets du MAG (ou ministère de l’agriculture).

Ma mission : assister à la formation pendant les 5 jours et surtout établir une relation de confiance avec les agriculteurs (du projet kinwa) pour ensuite aller faire des enquêtes chez eux dans le but d’évaluer l’impact du projet au niveau des revenus familiaux, au niveau des habitudes alimentaires, au niveau aussi de la répartition du travail entre les hommes et les femmes (autrement dit l’homme aide-t-il la femme dans des taches plus nobles que dans celle de dilapider l’argent, durement gagné par celle-ci, dans l’alcool et autres activités à intérêt restreint?!!)…

Arrivée à 8h30 à Latacunga, heure théorique d’ouverture de la semaine de formation avec la présence exclusive de notre cher Don Ivan (représentant de la FAO), du préfet de la province (une Madame la préfète indigène por favor) et autres Docteurs. Tout ce beau monde n’arrivant pas toujours à l’heure (coutume équatorienne apparemment !), la session prend une heure de retard (ce qui est relativement peu ici…finalement). Ca me laisse le temps de me réveiller  tranquillement et de me préparer psychologiquement à ma mission.

La formation débute par un tour de table « présentation », lorsque mon tour arrive, les quelques uns qui me croyaient Guayaquilena (de la Costa) n’ont plus de doute quant à mes origines extra-ecuador (et cela rien qu’à l’accent…un travail de longue haleine dont je ne dévoilerai pas de suite les secrets !). A noter que les gens de la Sierra appelle les gens de la Costa « monos » (littéralement singes), par extension être prise pour quelqu’un de la Costa ne relève pas vraiment du compliment…(une rude compétition existe entre Costa et Sierra que tout oppose).

La formation se déroule bien, elle est entrecoupée de manière assez fréquente par des « brakes » dédiés à l’alimentation…Attention on s’accroche, toute journée commence par le desayuno : lequel est généralement composé d’une omelette assez conséquente (huevos revueltos), d’un espèce de panini au fromage, d’un petit pain rond, d’un jus de fruit et d’une tasse remplie de lait chaud dans lequel chacun prend le soin d’ajouter 3 ou 4 cuillères de sucre et ½ de café soluble (ce curieux mélange est appelé café!). Environ 3 heures après le desayuno, arrive l’heure du « coffe break » dont le nom pourrait laisser croire qu’il s’agit d’un simple café et basta…eh ben non ! le café est accompagné selon les jours d’empanadas, d’humitas, d’hamburgers servis par pairs (ce qui représente une quantité suffisante pour ne plus avoir faim jusqu’au soir à l’échelle de mon organisme !). 2 heures plus tard c’est l’heure de l’almuerzo (repas de midi) qui se décline de la manière suivante : une soupe (en général très copieuse), un fuerte (plat principal) composé quasi obligatoirement de riz + frites + 2 ou 3 bouts de légumes + une viande sur-cuite ou du poulet, un dessert (dont l’aspect laisse sceptique…de toute façon à ce moment là on n’a plus faim), le tout accompagné du traditionnel jus de fruit. A 20h, c’est l’heure de la merienda (repas du soir, ici. En Espagne c’est le goûter) qui est composé exactement de la même manière que l’almuerzo !!

Un rythme que seuls les agriculteurs réussissent à suivre, d’ailleurs ils étaient ravis que je leur cède humitas, desserts et tout ce que je ne pouvais pas ingurgiter…en revanche eux, étaient impressionnants sur les quantités qu’ils ont pu manger (il faut dire que ça leur arrive pas tous les jours de manger aussi bien alors quand c’est possible ils en profitent !).

Cette session se déroule dans un hôtel on ne peut plus kitch, avec des longs rideaux roses sur les fenêtres, des petits vases bien moches avec des roses en plastiques « new-generation » (genre rose bleue), des dessus de lit qui ne donnent vraiment pas envie d’y dormir…mais l’établissement est tenu par des gens bien sympathiques.

Au niveau de la formation, j’étais impressionnée que tous ces agriculteurs sachent lire et écrire (car le projet est supposé être destiné à des petits producteurs dont les enfants n’auraient pas forcément accès à l’éducation), bon ceci dit tous ne comprenaient pas ce qu’ils lisaient. La formation m’est apparu quelquefois un peut trop éloignée de la réalité des ces petits producteurs dans les concepts exposés et aussi dans la durée 1 semaine d’arrêt des activités agricoles est assez impensable d’autant plus que pour certains c’était la période de récolte de la kinwa…d’ailleurs tous ne sont pas venus ou sont partis en cours de semaine.

Ma mission n’a pas été difficile à accomplir, quelques anecdotes sur les coutumes alimentaires françaises telles que celle de manger des grenouilles, des escargots ou du fromage bien  « maduro » (car ici le fromage est frais, la mozzarella est ce qui a de plus répandu) qui les ont surpris et fait rire à la fois ont suffit à lier des bonnes relations ! Ils étaient encore plus surpris d’apprendre que par chez nous les cochons d’inde faisaient rarement l’objet d’un repas de fête mais étaient plutôt des animaux de compagnie (« mascota »). Au final, je suis invitée de partout autant chez les producteurs de kinwa que de papa (entre Riobamba et Latacunga, affaire à suivre), et j’ai eu le droit à des petits dessins de la part d’André de la Cruz pour apprendre le Quitcha.

La semaine se termine par un almuerzo typique de la région du Cotopaxi, le « Chugchucara » :

une assiette sans riz (mais encore plus riche en calories que l’assiette de frites + riz) mais avec des frites, des bananes plantains revenues dans le l’huile, du « mote » mais séché cuisiné (le résultat est bon), de la viande de porc et des empanadas.

Bilan de la semaine en immersion totale, ma compréhension de l’espagnol s’est améliorée (mais je comprends pas encore tout à ce que se racontent les agriculteurs entre eux), les riz et les frites j’en peux plus (je veux des légumes !)…et chose dont je ne me souvenais plus c’est dur d’assister à un cours de 8h30 à 18h00 !

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16 septembre 2006

Dimanche 10 Septembre Machachi

Dimanche...envie comme a chaque fois de decouvrir un peu plus de ce pays...apres consultations des guides on decide de partir pour Machachi une petite ville a 30 km de Quito (soit 1h30 de bus..eh oui!) ou le marche du dimanche matin est apparemment bien anime et ou l'on peut visiter les sources Guitig, eau minerale gazeuse tres repandue ici...L'eau du robinet n'etant pas potable il faut bien de l'eau minerale. Le trajet en bus est comme a chaque fois un agreable moment de contemplations des paysages andins.

Arrivees a Machachi, on se dirige vers le marche bien local...avec ces etales de viandes, de fruits et legumes et articles vestimentaires en tout genre et pas cher! Les etales de viandes restent les plus impressionantes...des morceaux de tout ce que vous voulez pendus comme ça a l'air libre autant dire que ça donne tres moyennement envie de la consommer. On comprend aussi pourquoi ici le steak tartare ou bien saignant ne font pas partie de la astronomie traditionelle...Ici la viande est souvent utilisees pour les soupes, ou sur-cuite en accompagnement de l'assiette de riz + pommes de terre!

Apres un petit tour de marche, on prend un pick-up 4*4 pour aller jusqu'aux sources Guitig a 10 km de la, la route est pleine de trou et donc le trajet secoue un peu c'est bien marrant...Les sources snt au sein d'un etablissement a 1$ l'entree, ou il y a des piscines d'eau gazeuse (on n'a  pense a prendre les maillots..) ou les gens se baignent, des terrains de foot et de volley un peu rustique et des coins bbq pour picniquer en famille. On fait un petit tour de l'etablissement, et la on decouvre dans une montagne de cagettes de bouteilles recouverte en partie d'herbe...aie aie aie les amis y a des progres a faire ici en terme de respect de l'environnement!!...eh oui entre la fumeee noir que crache les bus, les detritus jetes a tout va par les fenetres de ces memes bus et ce genre de decharge au milieu d'une si belle nature...on peut pas dire que les equatoriens soient tres "eco-friendly".

Le retour a Machachi s'effectue a moitie a pied a moitie en pick-up....une fois la-bas on achete avec la colloc une "liquadora" ou mixeur a fruit pour faire les meilleurs jus de fruits ou coctails (gros doute sur l'ortographe du mot) qui existent. Theoriquement c'est le genre de truc qui figure dans toutes les maisons du pays...sauf dans la notre et quand on demande a la proprio de la maniere la plus aimable et distinguee si elle pourrait pas rectifier cela, elle repond de maniere tres naturel "eh ben ils en vendent au Supermaxi (grande surface en face de chez nous)" et elle ose en plus dire que c'est pas cher... 70 $ hmm hmm....Conclusion elle consomme des jus conditionnes du Supermaxi qu'elle paye tres cher. Bon bref....on acquiert donc a Machachi notre liquadora pour 18 $ soit 9 chacune...qu'elle affaire (comme dirait la tante Magali)! On croyait avoir fait l'affaire du siecle, mais en se dirigeant vers le point de deparet du bus pour Quito..on tombe sur le vrai marche de Machachi, vachement plus grand et plus anime que les quelques etales qu'n avait vu quelques heures plus tot. Et la tout se vend des poules, des lapins, des cochons dindes (appeles "cuy") a tuer et a manger, des fruits et legumes, des cereales, des vetements, des paniers, du meteriel electromenagers tout tout  tout et evidemment des liquadra marchandables a 16$.  Ce marche est impressionant, j'achete des mures pour pouvoir essayer l'acquisition du jour et tester par la meme occasion mes talents en matiere de jus de fruits.

De retour a Quito, on deguste donc notre jus de mure....un delice.

Une journee bien agreable, ambiance tres locale....autant dire que les regards curieux se sont poses plus d'une fois sur les rinas que nous sommes.

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15 septembre 2006

Le Teleferico Samedi 9 Septembre 2006

Au programme de mon Samedi, apres une soiree a enqueter sur l'histoire des 2 Madelienes, prendre le teleferico et marcher sur le Rucu Pichincha (volcan le plus proche de Quito, a 4696 m d'altitude). Le teleferico est comme son nom l'indique une telepherique qui fonctionne toute l'annee depuis peu (il ne figure pas dans les guides touristiques de 2005/2006, c'est vous dire si c'est une installation recente!) et permet de monter des 2850 m d'altitude a laquelle se trouve Quito a 4100 m sur les pentes de Pichincha ou la vue est par temps totalement decouvert impressionante et par temps couvert eh ben autemps dire que la vue n'est pas degueux non plus (la difference c'est qu'on voit moins bien les 7 autres volcans les plus proches dont le Cotopaxi et le Cayambe).

Donc Samedi matin, 10h30 je prends le bus qui va au teleferico juste en bas de la maison (ou casi) et en route pour le teleferico, en 15 minutes de trajet a 2$ (2$ c'est pour laller-retour) j'ai le temps de devenir la meilleure pote du chauffeur, j'ai le droit de m'asseoir a la place du mort et tout !! Ici le gringo on l'aime bien, il a des sous et en plus (pour dire la verite) il est souvent plus agreable a la vue que les Equatoriens-Equatoriennes qui n'ont pas de fesses (et moins de sous ...que les gringos). Sur cette parenthese je continue mon ascension au Rucu Pichincha, seule vous l'aurez compris, les amis gringos n'aimant pas marcher et moi ayant besoin d'une activite physique depaysante, j'y suis allee seule.

Arrivee au depart du teleferique, au secoooooooooooooooouuuuuuuuuuuurs !!!!, ils ont reussi a mettre la une fete forraine ou parc d'attraction du nom de Vulcano Parc...qui pu le dollar et l'americanisation et surtout qui denature completement l'endroit. Ah qu'est qu'on ferait pas pour faire des sous sur le dos de la dame nature, qui reve mieux que de faire un tour de grand-huit avec vue panoramique sur Quito (ou d'ou l'utilite d'avoir une vue panoramique sur la ville, pour faire une activite ou l'on ferme les yeux...enfin bref).

Une fois passee l'etape du parc, j'arrive au teleferico, la il faut prendre un billet...alors au menu le billet normal a 4$ (celui que la vendeuse voulait pas que j'achete, tarif local avec en prime 40 min de queue) et le billet express ou pour 7$ pas besoin de faire la queue tu grilles tout le monde (en gros c'est le tarif gringo.... un billet plus cher ou la difference correspond a un service comme qui dirait rapide ou un billet plus cher parce qu'au pays la corruption est monnaie courante...a vous de voir...bientot je vous raconterai les campagnes electorales, les elections sont le 15 octobre!). Donc revenons a l'achat du billet, ou la vendeuse voulait absolument que j'achete le billet "je vous encule tous, parce que j'ai les sous"...Il m'a fallu quelques minutes pour lui faire comprendre que non je n'acheterai pas ce billet et que j'avais le temps de faire la queue blabla bla...Au final j'arrive avec mon billet a 4$ au debut de la queue ou un controleur de billet , le scanne et te demande combien vous etes...je repond donc "sola" et la je sais pas ou il a mal lu le tarif ou il est trop habitue a faire passer les gringos (tous sans exception) par la file express ou il attendait quelquechose de moi mais il m'a fait passe par la file express...du coup j'ai pas fait la queue. Donc 2 minutes apres avoir acheter mon billet me voila dans le teleferico, l'ascension est bien sympa, la ville vue du ciel est immense, c'est impressionant elle s'allonge sur des km et des km et au dela de la ville on voit aussi la Sierra, le Cotopaxi en partie, c'est chouette!!!!

A l'arrivee, la aussi tout est designe pour le touriste, photos truquee ou tu fais semblant de tomber du teleferico et des bars, restaurants a gogo, location de cheval pour se ballader dans le paramo ....moi, je fais la ballade a pied, le paysage est fantastique, la vegetation rase, mais en montant la flore se diversifie avec des especes de mousses super jolies...enfin le decor est genial, quelques buses aussi, quleques discussion avec les gens qui redescendent du sommet. Le froid s'intensifie a l'approche du sommet que j'avais l'intention de gravir au debut, mais manque de bol, impossible de mettre la main sur mes gants....sur la redescente un marcheur me dit qu'il les a vu un peu plus bas ...et je les ai retrouve sur le chemin de retour. Apres 4h30 de marche, retour au teleferico pour redescendre et pour patienter le temps de la queue un petit canelazo ne fut pas de trop... partagee avec une colombienne Olga venue pour le WE a Quito pour un rassemblement religieux, bien marrante et sympa.

Au retour je retrouve mon pote chauffeur, et puis arrivee a la maison, une douche et petit cine, dans le seul cine independant de Quito le ocho y media pour voir a 8h30 d'ailleurs un film equatorien "que tan lejos" super chevere la pelicula. Ah oui, on y est allee avec une des filles des proprios....et apres le film elle a appele son meilleur pote pour qu'il vienne nous chercher dans son 4x4 flambant neuf...et la on parle de boire une petite cerveza avant de rentrer...moi pas de probleme, Tifaine la colloc elle est pas trop biere...j'imaginais un petit verre dans un bar mais la.....non direction l'alcool drive, un magasin ouvert 24h/24 ou tu rentres avec la voiture (enfin le 4x4 je veux dire) sans en sortir et tu repars avec les fameuses bieres que tu bois dans la meme voiture! ....vive l'amerique! beurk beurk beurk. Et donc sur ce on rentre en reflechissant a l'endroit ou aller le dimanche.

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14 septembre 2006

Vendredi 8 Septembre 2006

La fin de la semaine arrive, Arianna n'a pas pointe le nez a FAO depuis une semaine a cause d'une infection intestinale...mais aujourd'hui ca va mieux... et donc petite soiree chez Olivier et Pauline (Olivier stagiaire a la FAO aussi, espagnol et parlant parfaitement francais et Pauline sa copine, francaise, bilingue en Espagnol) pour feter cela. Une soiree bien sympathique avec au programme une enquete plus que prenante dont vous avez du entendre parler: celle des deux Madeleine Mores et puis d'autres questions metaphysiques.

Si vous n'etes pas au courant de l'histoire de 2 Madeleine voici brevement le scenario:

Madeleine 1 ou Madeleine 2, laquelle est la vraie ?

Les policiers s’arrachent les cheveux sur une affaire d’homonymie particulièrement complexe, dont l’origine remonterait jusqu’à 1960. Au coeur de l’affaire : deux vieilles dames de 80 ans, nées le même jour des mêmes parents dans le même village de Meurthe-et-Moselle et qui prétendent s’appeler toutes les deux Madeleine M. Mais laquelle dit la vérité ?
Rentrée en 2005 d’Algérie, où elle a été mariée, « Madeleine 1 » a porté plainte à Vittel, dans les Vosges, contre X pour usurpation d’identité. Après enquête de la gendarmerie, «  Madeleine 2 » a été retrouvée à Saint-Étienne, où une confrontation a été organisée. Sans résultat  : les deux ont maintenu leur identité et les gendarmes n’ont pas su déterminer si l’une des deux dames mentait.
Une photo des deux femmes datant des années 1950, envoyée à la gendarmerie par le frère de « Madeleine 1 », n’a pas donné de meilleurs résultats. La Madeleine de Vittel s’est reconnue comme la personne de droite mais n’a pas su dire qui était à gauche et vice-versa !
Cependant, la justice aurait tendance à pencher en faveur de « Madeleine 1 » car son double est incapable de donner les noms de ses frères et s oeurs dans l’ordre. Pour résoudre définitivement le problème, l’exhumation du corps des parents pourrait être décidée et des tests ADN seraient effectués.
Mais malgré le constat implacable des tests, le plus difficile restera alors à venir car même si l’on détermine l’identité d’une des Madeleine, on ne saura jamais comment s’appelle la deuxième !

Pour nous aussi, il parait evident que Madeleine 1 est la vraie Madeleine....Notre hypothese sur cette histoire, en s'appuyant sur la photo ou paraissent les 2 Madeleines a l'age de 20 dans un couvent, et les dates correspondant a la periode de la 2eme guerre mondiale serait que la 2eme Madeleine (de son vrai nom...disons Jacqueline) eut besoin de changer d'identite, peut-etre etait-elle juive et fallait-il qu'elle echappe aux Allemands. Donc celle-ci, eut comme recours d'emprunter le nom d'une de ces camarades de couvent (Madeleine Mores la vraie) et en ces temps de guerre on imagine que les administrations etaient encore bien moins efficaces et regardantes qu'en temps normal, ce qui lui rendit la tache facile. De ce jour, Jacqueline porte le meme nom que Madeleine...et tout le reste aussi et personne ne s'en ai rendu compte jusque la puisque Madeleine la vraie est partie vivre une certaine periode en Algerie, et que de ce fait les 2 Madeleines ne se sont jamais croisees. Enfin seule la fausse Madeleine pourra nous le dire, cependant je ne pense pas qu'elle soit bien disposee a le faire, en attendant elle profite de la retraite de 500 euros de l'autre Madeleine....ce qui est pas tres fairplay, hein Madeleine!!!

Bon,si, vous qui etes au coeur des actualites francaises avez des indices, nouvelles ou le denouement de l'histoire des 2 Madeleines faites moi le savoir!!!

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Debut Septembre

Debut Septembre pour vous c'est la rentree des classes et tout ce qui va avec...eh ben ici aussi...sur ce detail fantastique, passons a mon debut septembre a moi !

Ca y est j'habite plus a l'hotel, j'ai un appart en colloc...avec une francaise...bon c'est clair c'est moyen pour pratiquer la langue, mais fallait faire vite et l'appat est pas trop loin du lieu de stage 20 minutes a pied en traversant le parc Carolina (petite ballade agreable le matin,qui fait oublier pendant 20 minutes que l'air qu'oin respire ici est plus que pollue!! faut voir la fumee noire que crache les bus ici...degueulasse!) et c'est 150$/mes ce qui pour le quartier est imbattable!! Bon le quartier est assez peu a mon gout: on est entoure de grands centres commerciaux que les gens aises ici se plaisent a frequenter quand ils ont du temps et de l'argent a perdre (soit souvent)! Pas loin y a aussi le stade de foot....je pense y faire un tour histoire de voir si dans le monde il existe des supporters capables d'egaler les supporters Marseillais!!! Sinon les propios...typiquement la classe sociale bien riche d'ici: le Señor Docteur et sa Señorita pour depenser les sous, bien fashion... la descendance a la belle vie, 3 filles et 1 fils qui font des etudes (ou il faut payer beaucoup l'equivalent des nos ecoles de commerce) ,qui connaissent l'Europe mieux que nous...bon bref c'est assez bizarre de voir tous les jours ces gens la et a cote de voir aussi tous les jours ces petits gamins de la rue qui leur cirent les pompes ou essayent de survivre en vendant toute sorte de choses!

Sinon debut Septembre, c'est aussi le depart d'Ana (tu nous manques), et qui dit depart dit petit pot d'adieu a la FAO (voir album 03/05 Sept 2006 ou vous pourrez admirer le Don Pepito liseur de journal officiel et le Don Ivan representant de la FAO) avec des especes de toasts pas tres bon, et un petit verre de petillant (pas desagreable pour dire vrai)...Et on aussi teste un bar a Guapulo, aussi connu par la communaute française comme le Montmartre d'ici (ou pluis precisemment un quartier d'artiste bien sympa ou j'ai failli habiter mais c'etait un peu loin!!!)...bon et ce bar: un bijou, une vue magnifique sur la vallee de Guapulo (les photos de nuit ..je suis pas encore callee), des petites salles avec chacune leur deco et leur ambiance et de la musique live bien agreable, le tout autour d'un canelazo (comme un grog mais meilleur)....l'endroit parfait pour passer une soiree bien paisible!

Voilou voilou pour le debut du mois de septembre, besos

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04 septembre 2006

Otavalo et les fiesta du Yamor

Samedi matin 7h45: en route pour Otavalo a 2h30 de bus...le paysage est spledide, une equatorienne en habit traditionnel s'assoit a cote de moi (on se dit bonjour et je m'endors un peu fatiguee d'une mauvaise nuit).

Arrivee a Otavalo, on se dirige vers le marche riche en couleur, ou tous les indigenes qui vendent leur artisanat sont tous en habit traditionnel...ils sont beaux: surtout les hommes en patalon blanc avec les cheveux longs noirs tresses serres et le sombrero, les femmes aussi...mais leurs visages est souvent plus fatigues, rides car ici ceux sont les femmes qui travaillent le plus (qui travaillent tout court), faut les voir charrier des sacs enorme sur le dos...courageuses!

Le marche est assez grand et l'artisannat fantastique:

Stand_de_tissus

Forcemment on ne peut pas ne pas acheter, les tissus sont superbes, les habits aussi....il faut un peu marchander, c'est une pratique normale ici...on repart donc avec quelques echantillons de l'artisanat andin.

Normalement, c'est la periode des fetes du Yamor mais on voit pas plus de festivites que ca...il y a pas mal de bonhommes allonges par terre...apparemment ils decuvent de la veille car les fetes du Yamor ont lieu du 30 aout au 3 septembre et tous les soirs les indigenes se mettent un sacre coup dans le nez. Un peu plus tard dans l'aprem, commencent des dansent et chants traditionnels sur la place principale d'Otavalo...c'est bien chouette, les danseurs et danseuses sont impressionants et surtout ils ont des sourires a te faire tomber par terre.

Journee sympathique a Otavalo, on rentre ensuite sur Quito.

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03 septembre 2006

Retour a Quito

De retour a Quito et a la FAO, il faut qu'on trouve un appart' avec Arianna (de Italia), donc on passe notre journee du mardi et la matinee du mercredi a appeler a visiter, mais personne ne veut rien nous louer parce qu'Arianna reste seulement jusau'a la fin octobre...hmm hmm.

Mardi soir, c'etait la despedida de Romain (de l'hostal dans lequel je suis), qui est retournee en France Jeudi...petite fiesta bien sympa, avec plein a boire et a manger, et puis Claudio, notre bresilien de l'hotel, qui joue a la guitare et a l'armonica et chante aussi pour le Romain...coool. Et puis petite viree dans les clubs de salsa proches de l'hotel....je sais toujours pas danser, mais ca n'empeche pas que les Equatoriens aiment bien danser serrees avec les gringas. Sur ce, 4h du mat' au lit un peu borracha...juste quelques heures pour decuver avamt de retourner au stage et decontinuer a chercher des appart'.

La recherche d'appart etant toujours aussi difficile, on decide qu'on sera pas en colloc' avec Arianna, car elle peut recuperer l'appart d'Anne-Lo pour une duree de 2 mois (chose peu courante) et moi faut que je trouve quelquechose...Le reseau nations unies nous informent d'une stagiaire francaise qui cherche un/e colloc bon "a ver". L'appart est pas trop mal, pas trop loin du boulot, pas trop loin non plus d'un club de foot potentiel et dans mon budget 150$/mois, le seul hic c'est qu'etre en Equateur et cohabiter avec une francaise n'est pas le meilleur moyen d'apprendre la langue....mais bon c'est quand meme une opportunite sympa, je vais enfin pouvoir defaire mon sac pour la premiere fois depuis 3 semaines que je suis la. Demenagement prevu dimanche.

Sinon jeudi, petite reunion avec Don Ivan et Pablo, sur l'avancee de mes lectures....bon autant dire qu'entre l'amazonie pendant 4 jours, et la recherche d'appart pendant 2 jours j'ai pas eu enormement de temps pour taffer...Mais la reunion se passe bien et puis Don Ivan me dit que le 11 septembre je pars a Latacunga (capitale de la province du Cotopaxi) assister a atelier sur les credits et les marches de la Quinoa, destine au agriculteurs andins du projet Quinoa surlequel je travaille....pendant 4 jours excellent!!

Vendredi matin je vais faire enregistrer mon visa a la direccion de la extrangeria...le bordel, ici le rythme c'est pas trop vite le matin et pas de travail l'aprem. Rien n'est informatise, tout a la main, c'est marrant...mais un peu long. Normalement mardi je recupere mon passeport et je serai enfin enregistrer.

Vendredi soir, pendaison de cremaillere d'une ex-stagiaire de la FAO...on y va...mais alors que des uroppeens partout tous stagiaires aux Nations Unies....beurk beurk. Du coup, on boit un p'tit verre de vin et p'tit rhum coco et on bouge...le lendemain on a rendez-vous a 7h45 pour aller a Otavalo, le celebre marche d'artisanat a 80km de Quito en plus du marche il y a les fiestas du Yamor.

Posté par AKristell à 22:03 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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