23 août 2006
Petite semaine sympathique
Ça y est je suis rassuree sur les themes de mon stages a la FAO! On fait une petite reunion lundi avec Ivan et Pablo et donc 70% de mon travail portera sur le projet de "Soutien et Developpement de la production de Quinoa dans les provinces de Cotopaxi et Bolivar" (ou je devrai me rendre!), 15% sur le Plan National de Biotechnologie (qui ne m´enchantait pas au debut mais qui s´avere interessant), et les 15% restants sur les activites diverses et variees de la FAO et des Nations Unies comme le preparation "del Dia Mundial de la Alimentacion" et la commemoration du 61eme anniversaire de la FAO qui auront lieu de la mi-octobre a la fin octobre avec des evenements dans differents endroits du pays!
En ce moment, je lis pas mal de docs sur ces differents themes...c'est plutot pepere et interessant. Sinon une nouvelle stagiaire est arrivee Arianna, une Italienne bien sympa qui est la pour 3 mois, les gens de la FAO sont entrain de nous chercher un appart (plutot cool). En attendant je suis toujours dans mon Hostal Backpackers Inn, ou les gens sont bien sympas, donc tout va bien!
A part ça, la stagiaire française Anne-Laurence qui s'en va dans une dizaine de jours m'a propose de partir en week-end prolonge en Amazonie et avec l'accord d'Ivan (obtenu sans probleme bien au contraire!) on part jeudi et on revient lundi...donc encore un week-end qui s'annonce bien!
Voila pour les nouvelles!
21 août 2006
Une soiree bien sympa
21h00 c’est parti …on commande « un bono » avec Alan et Marc une girafe comme on dit chez nous (soit 3 L de bières), après cette journée c’est bien mérité.
Des copains d’Alan nous rejoignent (il a vécu ici y a 2 ans et est Equaorien) : Alfredo, Erika, Ana, Sofia …une bonne petite équipe !
Après une 2ème bono, on part au Cumba, une boite (enfin ça ressemblait plus à une salle de boum de colo) ou les djeun’s équatoriens et les gringos aiment faire la fête.
On passe un bon moment là-bas, musique bien rétro, des tubes des années 90 et puis de la musique sud-américaine qui fait bien bouger. Alan tente de m’apprendre à danser la salsa, eh ben c’est pas gagner !
Le temps passe, on bouge pour prendre un dernier verre et manger un petit truc, il est 4h du mat quand on se quitte.
Alfredo cherche un hostal pour attendre le premier bus, car il habite loin et que le taxi lui aurait coûté trop cher. On se dirige le Backpackers Inn là ou je loge, qui est à 2 rues de l’endroit où on est.
Et 3-4 mètres avant d’arriver à l’hostal, 2 jeunes d’à peine 15 ans arrivent l’un avec un tesson de bière à la main et nous raquette de l’argent, ben je donne mais quelques pièces un dollar et quelques. Comme quoi, se balader la nuit dans « la Mariscal » même accompagné d’un vrai équatorien c’est pas très safe !
Voilà, fin de soirée un petit peu perturbee (mais très bonne journée et puis bonne leçon aussi).
Je vous rassure, à part la nuit tard ou ça craint un peu, comme c’était le cas là, le reste du temps c’est pas dangeureux !
Bici bajo del Cotopaxi
Réveil matinal, dirrection le point de rendez-vous pour aller faire du « mountain bike » version soft, sur le Cotopaxi.
On est deux groupes de gens, un pour le trip d’un jour et l’autre celui de 2.
On monte dans la Jeep, avec tous les vélos sur le toit, on est 5 : un papa et son fils (from Holland) mais ayant vécu en Equateur pas mal de temps (le papa travaille dans le Développement) et 2 copains qui habitent aux USA l’un est Anglais Marc et l’autres Equatorien et Américain (double nationalité) Alan. Que des gens bien sympa on discute en anglais sur le trajet d’environ 2 heures.
Le paysage est époustouflant, on croise des villages ou les vaches broutent sur les terrains de foot, des maisons à moitié finies, des gens qui font à manger sur des gros bbq au bord de la route (j’imagine que ça correspond à nos snacks vente à emporter).
On arrive à l’entrée du parc national du Cotopaxi, là il faut payer 10$ (si t’es étranger, 2 pour les Equatoriens), il y a des stands à l’entrée ou des Indiens vendent des bonnets, gants et toute sorte d’artisanat local destiné aux touristes. Il fait super froid, je suis bien contente d’avoir amené ma polaire, mon gros blouson de ski, mon passe-montagne polaire (que je n’avais jamais eu l’occasion d’utiliser avant) et mes gants.
On arrive ensuite au « museo del Parque », un endroit informatif mais surtout stratégique pour s’équiper. Il y a là un jardin botanique ou deux jardinières de 3 m par 3 ou sont plantées quelques espèces présentes dans le parc, le musée: une petite cabane avec quelques points historiques et techniques sur le volcan, quelques animaux empaillés et puis des toilettes, un restaurant et une guérite ou se vendent livres et cartes postales sur le parc.
Au niveau de l’équipement : on nous donne casques et gants, réglage du casque, petit thé au gingembre pour se réchauffer et puis normalement re- en 4x4 jusqu’au parking à 4500 m en bas du cotopaxi. L’autre groupe (l’expédition de 2 jours) est reparti. Quant à nous il faut qu’on attende le groupe d’allemand (une dizaine), on les avait pas calculé jusque là ils avaient une petite fourgonnette pour eux avec une guide et tout le toin toin. Et les allemands, comme chacun le sait sont des touristes professionnels – ils lisent tout dans le musée ça prend des heures, ensuite il faut qu’ils s’équipent à leur tour, boivent leur thé….bon en les attendant on était bien obligé de tailler sur leurs gueules.
Finalement on arrive au parking et dans le programme des allemands, il était prévu de monter jusqu’au refuge avant la descente en vélo…tandis que l’autre groupe est déjà prêt à descendre, d’ailleurs, ils y vont.
Nous, on monte au refuge, 300 m nous sépare de celui-ci, mais attention, on est déjà à 4500 m et y a pas autant d’oxygène qu’en bas.
La montée prend 45 minutes, ce fut rude pour moi (avec mes antécédents asthmatiques) mais petit à petit le refuge se rapproche et l’idée d’être là-haut me motive.
Et voilà nous y sommes, c’est beauuuuu !
Petite pause pipi, visite du refuge blindé d’allemands (encore !) mais bien spacieux et confortable, et puis c’est la redescente. La redescente c’est comme sur des roulettes, c’est un peu de la glisse tout le long, on se marre bien.
Nous revoilà au parking avec qu’une hâte d’enfourcher les vélos.
Mais on nous prévient que dans l’autre groupe, il y a eu un accident (c’était un français, apparemment il s’est bien vautré et s’est enfoncé une des poignées du vélo dans la cuisse...pas très cool il a du être ramené à Quito direction l’hôpital…pas mal comme début de vacances !) donc notre guide va voir avec le Jeep, il faut attendre son retour pour partir. De toute façon, notre groupe d’allemand n’est pas encore redescendu du refuge (ah c’est allemands)…au moins on peut attendre au chaud dans leur fourgonnette !
Finalement, on est parti, c’est excellent !!!!! Le paysage est désert de végétation pendant un moment, au loin c’est les Andes, le paramo …. c’est magnifique !
La descente se passe bien, ça va vite, de bonnes sensations, et puis moment fatidique : y a des bosses, des cailloux et là j’ai oublié mes freins depuis un petit moment…bon je me dis seulement faudrait pas tomber ici …et là c’est la grosse vautre je m’étale de tout mon long, le vélo part de son côté. Ouille ouille ouille, ça fait un peu mal, mais qu’est-ce que c’est drôle, je me marre…fallait bien, personne n’était là pour me voir !
Mes coéquipiers de trajet se sont quand même bien marrés quand je suis arrivée toute couverte de poussière là où ils faisaient une pause !
Puis arrive, la pause déjeuner, de là on voit le sommet du Cotopaxi, ça y est ça se dégage waoooouuu le sommet tout enneigé nous apparaît entièrement ! C’est fantastique !!
On continue notre route dans le parc, les paysages sont vraiment splendides, la végétation assez rase, mais y a quand même des vaches ça et là (que tu te demandes qu’est-ce qu’elles mangent !). Et puis la Sierra avec le paramo tout en haut et puis à sa limite se dessinent des petites parcelles minuscules (plus ou moins) sur des pentes abruptes…pas facile à cultiver tout ça ! Ici c’est la région de l’agriculture vivrière.
On arrive, je suis émerveillée par cette journée, c’était génial.
Les allemands posent leurs vélos et se cassent direct, à croire qu’ils sont pressés maintenant !
Nous on range et en voiture retour sur Quito, grosse fatigue sur le retour.
Arrivés à Quito vers 18h30, on va boire une Pilsener et manger un petit bout avec les 4 coéquipiers. C’est parfait !
Alan et Marc me donnent rendez-vous « para tomar una copa » à 21h00, ok. Une soirée s’annonce.
Premier week-end a l´approche
Après une nuit épouvantable, le jeudi c’est le début du week-end, les gens commencent à fêter le week-end et donc viennent danser entre autre dans le club de salsa juste en-dessous de ma chambre.
Bon jusqu’à 3h00 du mat, c’est pas top…mais j’ai encore quelque heures de sommeil devant moi (du moins je le pense !). Eh ben non, figure-toi que les nouveaux habitants de la maison, sont pas là en stage et se lève à 5h00 du mat pour partir en expédition…et voilà que le plancher grince, que je fait tomber moult’ choses par terre…bon c’est le carnage, dans ma tête demain soir (vendredi je dors ailleurs).
Levée 7h30, après une douche je suis presque fraîche comme un gardon (pêché depuis 2 semaines), je vais déjeuner trankilou et puis oops direction la FAO. Là, c’est décidée je vais parler al senor Ivan à propos du thème du stage. Bon pas de bol il arrive « a las doce » me dit Claudia, donc en attendant je me tape de la lecture sur ces putins d’OGM. Mais ça passe mieux que la veille.
Le senor Pepito, toujours avec son journal est là, Ale la Californienne aussi c’est son dernier jour de stage.
Vers 11h00, les 4 nanas (à défaut d’un autre mot) qui travaillent à la FAO viennent me chercher : elles avaient acheté des « empenadas » pour le départ d’Ale, mais bon elle un peu partie avant son pot de départ, c’est pas grave, on s’fait quand même une pause « empenadas + café » pour le départ d’Ale.
D’ailleurs le café, c’est de la poudre couleur crème que tu dilue dans de l’eau et hops ça fait un café au lait (enfin plutot un lait tout court).
Midi arrive, Ivan le chef aussi, je lui laisse le temps de s’installer dans son bureau et au taquet je me lance dans un espagnol toujours assez médiocre mais convaincu à propos du thème du stage qui n’a aucun rapport avec ce qui était prévu.
Bon il le prend bien et me dit que c’est petite partie 20% sur les Biotechnologies et puis la partie Dev occupera 80% de mon stage sur le projet de la Quinoa…ma foi c’est mieux, je suis tout même rassurée (même si le thème de Biotechnologie me déplait !). Sur ce il est bientôt 13h et c’est le week-end (nous, à la FAO on travaille pas le vendredi aprem).
Je rentre à mon « habitacion », refait mes bagages et part en quête d’un nouveau logement…je vais me renseigner à l’Hostal Backpackers Inn dans la même rue l’Hostal El Arupo (qui est une rue beaucoup plus calme que là ou se trouve la casa : pas de bars, pas de clubs…) c’est un dollar de plus par nuit, mais ça semble beaucoup moins rustique et l’ambiance à l’air bien sympathique.
Je vais payer mes nuits à l’Hostal El Arupo et déménage.
Après un début de stage assez mitigé, j’ai besoin de me changer les idées…et en passant devant une des multiples agences de voyage je lis : « 19 - space left – biking on the Cotopaxi ». Je sonne et réserve ma place pour ce trip…coooool je suis trop contente.
Le Cotopaxi est un volcan qui culmine à 5400 m d’altitude et se trouve dans le parc du Cotopaxi classé parc national.
Départ prévu à 7h00 samedi matin.
Le reste de l’aprem (déjà bien entamé) je vais faire des petites courses alimentaires.
Et cuisinant dans la « cocina compartida » de l’Hostal, je tombe sur Romain, un nîmois en stage avec l’IRD à Quito (c’est le même que t’as rencontré à l’ambassade française Marion !), il est tombé amoureux du pays. Ca fait 2 mois qu’il habite à l’Hostal et me dit que génial…
Todo bien !
Je vais préparer mon sac, pour le lendemain et au dodo.
19 août 2006
Suite des évenements
Apres une bonne mais courte nuit (je me réveille à 8h00), j’ai le droit au « desayuno » à l’hostal avec un jus de fruit genre papaye tout frais pressé (une tuerie !) et de la confiture de goyave (meilleure que la confiture de n’importe quelle grand-mère) à étaler sur des espèces de tranches de pain (qui par contre là ne valent notre pain bien de chez nous !), et y a aussi les « huevos » au plat, à la coque, brouillé mais j’suis pas trop œufs le matin.
Bon en tout cas c’est assez parfait pour commencer la journée.
J’ai rendez à 14h30 à la FAO pour parler du stage…en attendant petite balade dans la géante Quito. Je projette d’aller par mes propres moyens au « Centro Historico », le Quito colonial parait-il un bijou !
J’ai un pseudo plan et encore du mal à me repérer, tout ce que je sais c’est que Quito est une ville très étendue du Nord au Sud (20km) et plutôt étroite. Par rapport à la ou j’habite il faut que j’aille vers le Sud, alors c’est parti, j’expérimente l’Ecovia, un bus qui a une voie réservé sur la route, les autres non. Au moins y a un espèce d’abri bus ou tu peux te renseigner quant à la direction du bus, mais vu le niveau de mon espagnol et la clarté de l’endroit ou je veux aller c’est pas gagné. Je m’arrête au niveau du Parque El Ejido, je me balade un peu c’est chouette, et puis j’étudie mon plan, je suis encore loin du Quito colonial !
Je vais donc prendre le Trolle pour m’y rendre, ce que je fais avec succès je m’arrête au niveau de l’église San Francisco, je sais que je suis dans le Quito colonial, mais ensuite j’ai pas du marché dans le bon sens car je n’ai rencontré aucune autres église (pourtant très présente dans le quartier) ni de touriste. Mais c’était sympa !
Durant mes petites heures de marche ça et là, j’me suis fait klaxonné par chaque taxi, et oui le gringos est une bonne source de revenu, ils klaxonnent pour dire qu’ils sont libres. Et puis j’ai croisé un nombre incalculable de petits cireurs de chaussures (des gamins qui parlent à peine), de petits vendeurs de billets de « loteria » (genre jeux à gratter) ou nettoyeurs de pare-brise (des tout petits !)…eux ils roulent pas en 4x4 par exemple.
Je retourne à mon chez moi transitoire et là gros coup de barre, et oui l’altitude ça fatigue même quand on fait rien. La petite sieste s’impose et au réveil hop hop hop direction la FAO.
Le stage…
Je rencontre Ivan le représentant de la FAO et puis les autres gens qui travaillent là (sauf ceux qui sont en vacances), super sympa super accueillant, y a une stagiaire française qui est ici aussi pour encore quelque temps bien sympa !
Ivan me dit que 1 des projets de Développement sur lesquels je devais travailler n’était plus vraiment d’actualité, mais il a un projet de Biotechnologie pour moi !
Ok moi je vois pas le rapport, je suis partie de la fac pour ne plus faire justement ces trucs d’OGM et m’orienter vers le Développement agricole/rural….mais je suis confiante il reste un autre projet de Dév.
Bon il me file de la Doc mais pas un mot sur l’autre projet…moi je suis un peu perdue on verra bien. Je passe l’après-midi là bas, à faire pas grand-chose.
Et le soir Pablo me raccompagne en 4x4, on parle un peu, et il me dit qu’il y a des assos de foot dans tous les quartiers et qu’une fois que je serai posée définitivement je trouverai ça sans problème ! youpiii !
Le soir plus personne n’habite la maison où je suis ! Bon ça me dérange pas vraiment je suis crevée.
Le lendemain, faut que je réussisse à choper le bus jusqu’à mon stage, je suis montée dans le mauvais mais le bon était là aussi, simple formalité je vais dans l’autre bus.
C’est marrant, les bus s’arrêtent n’importe ou, quand les gens font signent et puis il y un chauffeur et une « caissière » à qui tu donnes 25 centavos (soit 25 centimes de $).
J’arrive donc et me met à lire la doc toute la journée, là je rencontre le Senor Pépito il lit aussi mais les journaux et me dit qu’avant c’était lui le représentant ça fait 34 ans qu’il travaille à la FAO... alors soit il a hérité d’un « placard » après qu’on l’ai remercié de ses fonctions de représentant, soit ça fait 34 ans qu’il les journaux à la FAO de 7h30 à 15h00 ! J’en sais rien mais en tout cas il est bien marrant. A midi j’ai « almuerzé » dans un petit resto caféteria cuisine équatorienne c’était pas mauvais du tout et vachement copieux une soupe en entrée, puis une assiette de riz avec des lentilles, de la viande et une banane plantain avec un verre de jus de fruit (toujours aussi bon) et une orange en dessert pour 2$.
Retour à ma lecture, puis à ma maison, cette fois la maison est pleine, bonne rencontre avec un couple de suisse qui revenaient d’un mois chez les Indiens Shuars pour faire soigner leur petite fille Adeline (qui à des problèmes neurologiques et musculaires) par la médecine traditionnelle des Shamans.
Bon bilan de la journée je veux clairement pas travailler sur les biotechnologies et les OGM ça me soule ! et c’est pas ce que je devais faire.
Nouvelle journée de stage, j’ai pas eu l’opportunité de parler de mon problème quant à ce thème de stage du coup, je lis des truc avec lesquels je suis pas d’accord et ça me soule !
On verra demain !!
Ce soir la maison est re-pleine, ce sont des gens de passage qui se lève tôt pour partir en excursion…le temps de se dire bonjour et hops plus personne !
17 août 2006
Arrivee a Quito
Après deux mois de retard, me voilà bien arrivée à Quito après une journée particulièrement plus longue que les autres puisque levée à 5h00 du mat pour l’avion à Marseille, puis correspondance à Madrid pour Quito, le vol dure 10h et à l’arrivée il est 16h du même jour à savoir le 14 août !
Le vol n’a pas été désagréable, mais un peu trop frais quand même (arrrgh arrêtez la sur-climatisation !), heureusement Iberia fournit une petite couverture !
L’embarquement se passe, et je me retrouve tout au fond de ce gros Airbus 340, j’aurais bien aimé un hublot mais je suis dans la rangée du milieu. C’est pas grave je crois quand même avoir une des places les plus confortables de l’avion : il n’y a pas de sièges devant moi ! je peux donc allonger mes petites jambes de tout leur long (j’aurais même pu me permettre d’avoir de plus grande jambe !). Et c’est parti pour 10 h de vol apparemment, j’ai du mal à capter tout ce qui l’équipage quand c’est en Espagnol, j’attends donc la version anglaise …et là c’est le drame …encore plus incompréhensible.
La majorité des passagers sont Equatoriens, mais il y a tout de même quelques gringos (comme moi). Et déjà dans l’avion, tu vois que la population équatorienne est bien métissée – de l’indien typique des Andes, en passant par les noirs et toute une palette de métisse allant jusqu’au blanc (produit du colonialisme)- Une caractéristique bien commune ici, c’est la taille…ici je suis largement dans la moyenne de taille (voir même la moyenne supérieure héhé !) de la population.
L’arrivée sur Quito est assez impressionnante ! Déjà le survol de la Sierra en arrivant au dessus de Quito…wooooa ! Et puis l’aéroport est situé au beau milieu de la ville avec des maisons qui bordent la piste, quand tu vois ça tu te dis …hmm hmm et si jamais bzouutt l’avion dérape sort de la piste ou que le pilote se rate …. mais tu t’arrêtes là parce qu’entre temps l’avion est bien posé sur la piste et puis il faut descendre. Apparement peu de pilotes atterrissent sur Quito car c’est très difficile entre les Andes et puis la piste au milieu de la ville, les seuls qui le font sont des Equatoriens.
A l’aéroport, je suis attendue par Anibal « el chofer » de la FAO qui a d’ailleurs sa petite pancarte FAO pour que je le reconnaisse. On monte dans cet énorme 4x4 et puis en route jusqu’à mon « hostal ». Oui ici, le 4x4 est de rigueur pour la population aisée (vu qu’on voit quasiment que des 4x4, les autres ne doivent pas avoir de voiture !).
Et c’est parti pour un baptême de voiture dans Quito…ici la ceinture est une option ; et moi avec mes réflexes d’occidentale, je l’ai mise, du coup Anibal s’est senti obligé de la mettre mais normalement on la met pas ! le portable au volant c’est comme qui dirait normal et puis parfois une petite cerveza à portée de main (mais j’en connais d’autres qui le font en France le coup de la cerveza).
Et puis alors sur la route c’est le dawa, les gens roulent n’importe comment, un peu à la marseillaise…mais alors les marseillais ont encore beaucoup à apprendre sur la conduite tarée.
Ceci dit nous sommes arrivés à l’ « hostal el Arupo » sans problème.
Mon installation se fait rapidement, je ne dors pas l’hotel mais dans une « casa » à une rue de l’hôtel avec une dizaine de chambre, cuisine et salle de bains partagée. Je m’installe dans ma chambre, le décor de la maison est sympa mais c’est assez rustique. Il y a une dame française qui est dans la chambre en face de la mienne et puis une anglaise et une australienne au rez-de-chaussée mais seulement de passage.
Je me ballade rapidement dans le quartier « la Mariscal » aussi appelé « Gringoland » car c’est le lieu ou les touristes résident pour plus ou moins longtemps. Il y a tout pour le touriste :
auberges de jeunesse, hotels, agences de voyage, bars, restaurants, cours d’espagnol…et par conséquent beaucoup de touristes.
Mais ça à l’air sympa, le temps de trouver un « piso ».
Je m’achète une part de pizza et une Pilsener (la biere du pays) et au lit car très fatiguée du voyage.
Toute la nuit y a du son salsa mélangé avec du rock venant des différents clubs et bars de la rue. .. (y a un club salsa juste en-dessous de ma chambre) qui m’arrive dans les oreilles…mais c’est pas ça qui va m’empêcher de dormir ce soir !


























